Archive pour avril, 2009

Izia - Izia
24avr

Izia – Izia

Izia - Izia

» Lire ma chronique sur Le-HibOO

Article

Si vous lisez sa bio avant d’écouter l’album, vous apprendrez qu’Izia est fortement affiliée à la famille Higelin et cela pourrait vous faire penser que la demoiselle est plutôt chanson française. Ce qui occasionnerait une grosse surprise auditive en découvrant son album ! Pour ma part, l’effet de surprise a eu lieu en octobre 2006, où Izia et son groupe avaient scotché l’auditoire avec une prestation des plus rock et une énergie impressionnante. J’attendais donc depuis de voir ce que ça donnerait sur album …

Et il se trouve que celui-ci reflète cette énergie : 12 titres rock très bruts à la limite du punk, enregistrés dans des conditions live. Mais Izia a beau être très jeune (18 ans), son rock à elle est loin de celui des d’jeuns à slim et rappelle plutôt celui des racines du genre. Déjà rien que pour la voix et la façon de chanter, on ne peut s’empêcher de penser à Janis Joplin et Patti Smith. Une voix que l’on découvre en effet puissante et avec une certaine maturité.

Let me alone fait partie des titres les plus réussis, sa progression lente avant l’explosion finale laissant le temps d’apprécier la voix d’Izia dans un registre plus doux et dans toute son ampleur car sur la plupart des autres elle a quand même tendance à abuser quelque peu de sa voix criée. D’autres comme The light mêlent riffs efficaces et mélodies restant bien en tête, avec même parfois quelques petites touches funky comme sur Blind.

Cela dit, l’ensemble reste tout de même sans grande révolution, mais on sent une vraie personnalité au travers de ces compositions directes et sans fioritures et la fougue de la jeune chanteuse est communicative.

Après 11 morceaux qui laissent plutôt pantelants à la fin de l’écoute, l’album se finit en douceur avec la calme Sugar Cane : de quoi souffler un peu !

» www.myspace.com/iziamusic

Tracklist

  1. Back in town
  2. Lola
  3. The train
  4. Hey Bitch
  5. Let me alone
  6. Blind
  7. Burning
  8. Life is going down
  9. The light
  10. Take me back
  11. Disco Ball
  12. Sugar Cane
Rendez-vous sur Hellocoton !
22avr

Camille et Seb Martel au Comedy Club

Camille et Seb Martel au Comedy Club

Un concert de Camille en entrée libre, et qui plus est avec un concept acoustique annoncé comme plutôt blues, même à minuit un mardi soir, ça ne se loupe pas !

» Lire l’article complet sur Le-HibOO.com

Article

C’est en chantant que Camille arrive depuis le fond de la salle, traversant l’assemblée accompagnée de Seb Martel à la guitare. Et une fois arrivés sur scène et les premières notes jouées, l’on s’aperçoit bien vite qu’il ne s’agit pas du concert de reprises blues annoncé, mais plutôt d’une sorte d’avant-goût des futurs concerts du duo aux Bouffes du Nord en juillet prochain.

Seb Martel et Camille vont ainsi revisiter le répertoire de celle-ci, en version guitare/voix. Si cette forme épurée offre déjà une redécouverte des chansons, il y a au-delà de cela un vrai remaniement de leur structure. Ils joueront d’ailleurs l’intégralité du concert d’un trait, reliant habilement les chansons entre elles.

Camille semble parfois piocher au hasard des phrases par ci par là pour rebondir d’une chanson à l’autre, y revenir plus loin ou encore mélanger des rythmiques à elle au milieu de reprises, donnant à l’ensemble une homogénéité par forcément évidente de prime abord. Vocalement, elle est toujours aussi bluffante, passant sans ciller de moments d’émotion (Home is where it hurts, Waves ou même Ta douleur dont l’interprétation redonne au texte sa dimension sombre) à des moments plus humoristiques (Au port et son passage chanté de façon très rauque pendant que Seb Martel joue au guitar hero) en passant par des reprises au rythme plus léger (Shake it & break it).

Après une très très belle reprise de Just when I needed you, le duo repart comme il est venu, traversant la salle en chantant…

Un bon concert donc, même si l’on sentait que le projet n’était pas encore bien rodé. Et c’est justement ce qui à mon sens fait tout l’intérêt et surtout le charme de ce type de soirées : assister à des expérimentations de l’artiste, avec simplicité, dans des conditions propices à la découverte.

» www.camille-music.com
» www.myspace.com/sebmartel

Camille et Seb Martel seront en concert les 7, 8 et 9 juillet 2009 aux Bouffes du Nord. Déjà complets.

Rendez-vous sur Hellocoton !
19avr

Tété (+ Eric John Kaiser + Yodelice) à l’EMB

Tété (+ Eric John Kaiser + Yodelice) à l’EMB

» Lire ma chronique sur Le-HibOO

Article

Eric John Kaiser (www.myspace.com/ericjohnkaiser)

La première chose que l’on remarque à son arrivée sur scène, c’est sa guitare aux nombreux autocollants. Si l’un d’eux arbore les couleurs du Québec, un autre proclame « Keep portland WEIRD ! » : de quoi brouiller les pistes sur les origines d’Eric John Kaiser. Mais celui-ci prend le temps de se présenter et le mystère est ainsi levé : un French Troubadour amoureux de Portland et installé là-bas depuis quelques années.

Entre ses chansons sur les trentenaires ou la difficulté à comprendre les filles sur des musiques folk/rock, Eric John s’attire assez rapidement la sympathie du public.
Tété viendra le rejoindre pour faire les chœurs sur French Troubadour, un titre qui sent le vécu des bars américains, et au refrain en anglais très réussi.

Il quittera la scène en immortalisant le public sannoisien, à l’aide d’une caméra, visiblement ravi de l’accueil reçu !

Yodelice (www.myspace.com/yodelice)

Le « Tree of life » est installé sur scène, servant à la fois de décor et de porte-guitares et Yodelice, coiffé d’un chapeau surmonté d’une plume et larme triangulaire dessinée au coin de l’œil, entre en scène, suivi de ses deux acolytes.

Comme certainement beaucoup, en attendant parler de Yodelice, quelques éléments biographiques me sont revenus (le passé de Maxim Nucci aux chansons quelque peu sirupeuses…) mais après écoute des titres disponibles sur Myspace, il est apparu clairement que c’était un projet totalement différent et j’étais donc assez curieuse de voir ce que ça donnait en live.

Sauf que je m’attendais à une folk tranquille dans la lignée du single… or là même si l’univers visuel dégagé tend en effet à rappeler cet univers, dès les premières notes d’Insanity, nous avons pu sentir se pointer un côté très rock. Un malaise dans la salle lui fera d’ailleurs interrompre le morceau pour s’assurer que tout va bien, avant de reprendre, pas décontenancé pour deux sous.

On découvre donc un Yodelice tantôt rockeur aux solos électriques, tantôt arpégien inspiré, mêlant rythmes funky aux accents folk et rock planant, avec une dextérité surprenante.

Les chansons folk endiablées comme The happy crowd, à l’entraînante intro d’harmonica, s’enchaînent à des moments plus graves comme la superbe reprise de Midnight Radio en guitare/voix, où la puissance vocale de Yodelice se fait particulièrement poignante, notamment sur les « lift up your hands » ad lib de fin.

L’ambiance est excellente: le public est attentif et réactif, Yodelice affiche un air émerveillé de jouer dans cette salle où la chaleur (au sens propre et figuré) monte de morceaux en morceaux…

C’est sur un beau final instrumental aux loops vocales planantes qu’ils nous quitteront, sous les applaudissement d’un public conquis.

Tété (www.myspace.com/tete75)

Et enfin Tété apparaît, à une heure avancée de la soirée, dans une température ambiante très élevée. Il joue dans le cadre de sa tournée « Labo solo », dont il nous explique le concept : faire tester au public ses nouvelles chansons avant de les enregistrer sur album.

C’est donc en guitare/voix qu’il va se produire ce soir. Et à peine le premier riff de guitare entamé, l’interaction avec le public est incroyable : certes il commence par jouer ses morceaux les plus connus, mais c’est tout de même assez bluffant de voir une salle comble chanter en chœur ses paroles au phrasé pourtant pas si facile à suivre ! Et évidemment Le meilleur des mondes, on atteint un pic d’enthousiasme et de chaleur impressionnant.

Entre les morceaux, Tété s’avère plutôt bavard et le dialogue avec le public s’installe de plus en plus, avec beaucoup d’humour de part et d’autre.

La partie « nouvelles chansons » ne coupe en rien le rythme du concert, car Tété fait participer le public, que ce soit pour battre le rythme ou fredonner une partie chœurs. Les thèmes abordés semblent dans une veine plutôt politique, et musicalement ça swingue toujours autant et le concert passe à toute allure.

Les premières notes d’A la faveur de l’automne font monter encore d’un cran la chaleur ambiante, et Tété laisse la salle chanter seule une bonne partie de la chanson avant de reprendre le micro.

Le concert s’achève sur un rappel avec entre autres Madeleine Bas-de-laine, et Tété repart sous une ovation avec sa guitare et son curieux sac en bandoulière qu’il n’a pas quitté de la soirée.

Une excellente soirée donc, avec une ambiance vraiment chouette: de quoi quitter la salle avec un large sourire aux lèvres, mais la surprise du déluge d’eau froide qui nous attendait dehors nous a rapidement rappelés à la réalité !

Rendez-vous sur Hellocoton !
03avr

Poni Hoax à l’Elysée Montmartre

Poni Hoax à l’Elysée Montmartre

Le quintet parisien a fait danser l’Elysée Montmartre avec ses chansons electro rock efficaces.

» Lire l’article complet sur Le-HibOO.com

Article

Fancy (www.myspace.com/welovefancy)

En toute honnêteté, la voix du chanteur m’a immédiatement agressé les tympans. Mais passé un temps d’adaptation, on s’habitue à ce timbre suraigu et on se prend au jeu. Au jeu parce que Fancy c’est pas mal de show : costumes queers, un chanteur surexcité qui saute partout … Un set énergique donc, auquel le public a plutôt bien répondu.

Poni Hoax (www.myspace.com/ponihoax)

Et puis les cinq membres de Poni Hoax prennent place sur scène et c’est parti pour presque deux heures d’électro-rock. Si le chanteur démarre le concert avec flegme une clope aux lèvres, le batteur donnera assez vite le ton en annonçant qu’ils sont le groupe « Elysée Montmatre » (en référence à la banderole de la salle en fond de scène) et en lançant quelques phrases au sens obscur de temps à autres. Vrai showman, il volera souvent la vedette au chanteur via différents acrobaties dans son jeu de batterie ou par un lancer de micro assez fou sur la fin !

La musique de Poni Hoax donne assez vite envie de danser et ce qu’à fait une bonne partie de la salle, avec quelques portés de danseurs dans les premiers rangs. Inutile de préciser qu’au moment de Budapest et d’Antibodies, la participation du public était à son maximum !

Concert très réussi donc, avec en conclusion quelques slogans lancés par le groupe à la cantonade. Exemple : « On encule les ovnis« , qui a failli être le message de fin, mais s’est fait détrôner à temps par un « On est tous contre le Sida« . C’est toujours mieux…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le Palindrome.net || Contact