Festival Fragile : Camille (+ Luciole) aux Bouffes du Nord

Festival Fragile : Camille (+ Luciole) aux Bouffes du Nord

Festival Fragile : Camille (+ Luciole) aux Bouffes du Nord

Le festival « Fragile » aux Bouffes du Nord se poursuit cette semaine avec trois concerts de Camille, à qui la formule épurée sied à merveille.

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Luciole (www.myspace.com/luciole1)

C’est Luciole qui a ouvert la soirée, accompagnée de son guitariste, Benoît Guivarch. Le public a suivi avec attention les mots parlés / chantés distillés par la jeune « protégée de Camille » et semblait très réceptif, n’hésitant pas à participer dès que l’occasion se présentait.

Luciole avait l’air émerveillé par le lieu et l’accueil reçu, et cela rendait son set d’autant plus touchant. Comme souvent, elle a terminé par l’efficace Perpendiculaire, où sa voix mêlée à celle de Benoît a achevé de conquérir la salle, qui les ont applaudis chaleureusement.

Camille (www.camille-music.com)

Il y a des concerts qui sont à couper le souffle, et autant le dire d’emblée celui de Camille hier soir était de ceux-là.

Camille a commencé le concert seule, avec une introduction théâtrale et une série de chansons a capella, parmi lesquelles elle glissera un discret hommage à Michael Jackson dans les paroles improvisées de Planète : « C’est la plus belle porte, la plus belle chapelle, c’est le plus beau roi de la pop que l’on croyait immortel…».

Seb Martel l’a ensuite rejointe sur scène avec sa guitare et le duo va ainsi réinterpréter le répertoire de Camille ainsi que de nombreuses reprises, dans cette formule « fragile », dont nous avions avions pu entendre les prémices en avril dernier.

Cette première partie de concert a comporté beaucoup d’humour, et c’était particulièrement flagrant dans des chansons comme Au port, où Seb et Camille se sont envoyés les paroles comme une balle, avec une mise en scène amusante et où Camille singeait quelque peu les arrangements de la chanson originale en les réinterprétant en forçant le trait, ou encore Shake it and Break it où on l’a vue mimer les paroles de façon très physique.

La voix de Camille évolue d’un style à un autre sans difficulté, et deux chansons de Benjamin Britten viendront même ponctuer le set, dont That Yonge Child qu’elle a chantée allongée !

Pour la seconde partie du concert, Camille a joué seule, laissant de côté les touches d’humour et la mise en scène originale pour se recentrer plus sobrement sur la musique. L’occasion de la voir pour la première fois sur scène à la guitare, pour une version de Sanges Sweet absolument magnifique. Les chansons suivantes seront piano/voix et permettront d’apprécier pleinement sa voix dans ce lieu à l’atmosphère si particulière. Un homme déserté, a ainsi pris une dimension d’autant plus poignante que ce morceau a été très peu joué en concert.

Voir Camille de façon aussi intimiste, après sa tournée Music Hole où ses concerts étaient de véritables performances, offrait une véritable relecture à sa musique. Si certains redécouvraient les textes, d’autres étaient emportés par sa voix ainsi sublimée, d’autres encore s’étonnaient amusés des facéties de la chanteuse. Et pour beaucoup, tout ça à la fois, admirativement attentifs.

Commencé a capella, c’est également ainsi que le concert s’est achevé, sur Quand je marche et ses paroles d’autant plus émouvantes que l’émotion de fin de concert était palpable, que ce soit sur scène ou dans la salle. Une dernière ovation et Camille quittera la scène après avoir longuement remercié le public.

Mais c’était sans compter sur la motivation d’une bonne partie de la salle qui est restée en place et a continué à applaudir avec force malgré les lumières rallumées. Un très très long rappel – j’ai rarement vu ça ! -, qui fera revenir Camille pour une dernière chanson qu’elle a laissée au choix du public. Quelqu’un a lancé Un jour mon prince viendra (qu’elle a chantée sur le dernier album de Laurent Korcia, NDLR) et Camille s’est exécutée dans une version plutôt humoristique mêlant les versions françaises et anglaises de la chanson.

Suivront ensuite Je ne suis pas ta chose enchaînée avec La demeure d’un ciel, pour laquelle Seb Martel a mis un long moment à retrouver les accords ! Le concert s’est donc fini sur cette très belle chanson, portée par les chœurs d’un public définitivement sous le charme.

Camille a d’ailleurs profité de ce rappel impromptu pour faire valider sa tenue de scène : « dites, pour demain, je garde la robe ou pas ?».

Ne change rien Camille, ne change rien !

» ww.camille-music.com
» www.lesacdesfans.net

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