Vous recevez une invitation à la projection privée d’un film du nom de 127 heures.
Vous demandez à un collègue qui passe si ça lui dit quelque chose.
Il vous répond qu’il faut absolument y aller.
Vous répondez positivement à l’invitation.
Vous allez voir la bande annonce.
Vous lisez quelques témoignages sur le net, puisqu’il s’agit d’une historie vraie.
Au vu de votre émotivité/petite-nature cinématographique, vous regrettez d’avoir dit oui et appréhendez.
Mais vous y allez quand même.
En chemin, votre collègue vous raconte que dans quelques pays voisins, il y a eu des malaises pendant la projection.
Vous vous montez la tête mutuellement en imaginant les images les plus horribles.
Arrivés sur place, le petit cocktail introductif vous change les idées, mais quand même, vous appréhendez toujours.
Et le film démarre. Immédiatement vous êtes happés. Par les images, le rythme, la musique.
Le sujet est fort, l’acteur principal excellent, vous êtes dans le film.
LA scène arrive. Votre collègue se cache sous son manteau, votre voisine de droite aussi.
Bizarrement pas vous, même si vous ne regardez que d’un œil. Savoir que c’est une histoire vraie aide à surmonter les images.
Le dénouement est poignant, portée par une excellente musique.
Quand arrive le générique, vous êtes toujours scotchés au siège.
Vous sortez lentement.
Ébranlés.
L’air frais de la rue vous fait du bien.
Vous rentrez à pied pour évacuer.
I can still feel you there
Are we tangled in time somewhere
And it’s been a while since you’ve been ‘round here
Since you locked me in some devastated stare
Premiers mots de l’EP, premiers mots de la chanson Mission Bells, des mots qui donnent le ton un peu amer des textes de ce mini-album. Derrière le duo qui se parle au fil de ces cinq chansons, l’on sent un couple qui a eu des hauts et des bas, mais qui se retrouve en musique.
Deux univers complètement différents, celui de Béatrice Martin (Cœur de Pirate) et de Jay Malinowski, chanteur de Bédouin Soundclash (groupe qu’en France l’on ne connaît pas vraiment) qui se réunissent pour en former un à part.
Un peu de folk, un soupçon de mariachis, des sonorités country … avec toujours un côté entraînant, jamais vraiment triste même si parfois les paroles se font plus graves, porté par deux voix qui se complètement parfaitement.
Quelques chanceux auront pu voir le duo en live, mais ce projet parallèle a été prévu pour ne pas durer au-delà de cet EP.
On peut penser que c’est dommage au vu de la qualité de ces cinq chansons, que l’on aurait adoré en écouter plus …
Mais en même temps c’est aussi ce qui fait le charme de ce projet : la sensation d’entendre une jolie parenthèse musicale, qui restera en dehors de tout sentier tracé.
Armistice – EP Track list
1. Mission Bells
2. City Lights Cry
3. Jeb Rand
4. Neon Love
5. God Will Get His Man
» Écoute, paroles & infos
Dans Sex Friends, il y a cette chanson, Love lost de The Temper Trap. Et comme j’adore ce groupe, elle m’est restée en tête toute la journée après avoir vu ce film.
J’en ai profité pour regarder le clip et là vraiment je me dis que parfois il y a quand même il peut y avoir un rapport complètement flou voire inexistant entre une chanson et sa mise en images.
Mais en même temps j’aime bien l’idée de ces gamins qui courent dans la boue.
Le Salon Musical de Saint-Eustache a abrité en ses murs hier soir un concert génialement fou : celui de Nadeah, qui s’est complètement approprié les lieux, allant même jusqu’à escalader la cheminée …
Une bonne grosse claque scénique !!
Date : 15.02.11
Adresse : Salon Musical Saint-Eustache, 2 impasse Saint-Eustache, 75002 Paris