La Grande Sophie – La place du fantôme

La Grande Sophie – La place du fantôme

La Grande Sophie est une artiste que je suis depuis un bon moment et pour qui j’ai toujours eu une affection particulière.
Parce qu’elle est géniale sur scène.
Parce qu’elle a plein de chansons qu sont cool à chanter.
Parce qu’elle se renouvelle à chaque album.
Parce qu’elle fait exactement la même taille que moi et porte des Doc Marten’s.

» Article paru à l’originie sur (feu) Le-HibOO.com

Il y a des artistes que l’on découvre par la scène, avant de nous intéresser à leurs albums, et pour qui l’on garde ensuite toujours une préférence pour l’écoute live. C’était le cas de La Grande Sophie pour moi, et puis au fil des albums le plaisir de l’écoute studio s’est installé…

Autour de La Grande Sophie, les réalisateurs changent à chaque album : pour La suite, son quatrième album, c’était Philippe Uminski qui avait insoufflé des guitares très rock; pour Des Vagues et des Ruisseaux, Edith Fambuena introduisait une dimension plus acoustique; et ici, pour La place du fantôme c’est le trio Ludovic Bruni, Vincent Taurelle et Vincent Taegger qui est venu mettre en valeur ces nouvelles chansons.

Le premier extrait, Ne m’oublie pas, nous fait retrouver une Grande Sophie musicalement énergique mais qui se révèlera plus mélancolique qu’il n’y paraît de prime abord. Et même si Bye Bye etc qui introduit l’album nous fait perdre tout repère (moog à gogos, voix de tête inattendue …), c’est une impression qui perdurera sur une grande partie de l’album, où se mêleront ballades émouvantes et des titres où le dynamisme des arrangements viendra contrebalancer des textes plutôt sombres.

Au fil des chansons, l’on découvre avec plaisir que de nombreux passages laissent la voix de La Grande Sophie sortir de la mélodie des paroles pour s’exprimer de façon aérienne, comme sur le superbe final de Ma radio, un portrait étonnant symbolisant une certaine solitude « Elle est là quand il n’y a personne (…) celle qui ne s’essouffle jamais quand t’as des insmonies » ou la poignante Suzanne qui termine l’album en douceur sur fond d’arpèges. Et puis il y a une émotion nouvelle qui se dégage de ces chansons, une mélancolie lancinante que l’on trouvait peu jusqu’ici dans ses textes : la douleur de l’attente : « Rien n’arrêtera l’appétit du temps et nous petit à petit nous ne serons que du vent ». (Sucrer les fraises), de l’espoir mélancolique « Tu ne viendras peut-être jamais mais je te dirai que je t’attends toujours » (Peut-être jamais), l’inévitable temps qui passe « Tu fais ton âge même si je sais très bien que ce n’est pas facile de compter les saisons » (Tu fais ton âge)… mais La place du fantôme n’est pas un album déprimant, car même si les thèmes sont plutôt pesants, il y a toujours une pointe d’humour (Ne m’oublie pas, Quand on me parle de toi) et surtout une vraie énergie d’ensemble.

A propos de cet album, La Grande Sophie disait que La place du fantôme est l’histoire d’une présence. Qui m’a manqué. Que j’ai cherchée. Et qui n’est jamais arrivée.. Cette forme d’introspection lui va sublimement bien sur album … et l’on a hâte de voir La place du fantôme sur scène.

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Info bonus : dans l’édition limitée de l’album, on peut retrouver en DVD le concert donné dans le cadre des rendez-Vous de la Lune en juin 2010.
» Relire le live-report
Info qui ne sert à rien : la dernière chanson de l’album Le porte bonheur (2001) s’appelait Bye bye … mais dans un tout autre style 😉
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Tracklist

  1. Bye Bye, etc.
  2. Peut-être jamais
  3. Ne m’oublie pas
  4. Sucrer les fraises
  5. Dans ton royaume
  6. Ma radio
  7. Tu fais ton âge
  8. Quand on parle de toi
  9. Ecris-moi
  10. Suzanne
  11. Bow Window

» www.lagrandesophie.com.fr

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