Citation – Bye Bye Blondie

En regardant le film Bye Bye Blondie il y a quelques temps, un passage m’avait marquée, mais je n’avais pu relever qu’une phrase. Un hasard de mauvais timing et de séances complètes m’ont fait revoir ce film.
Et relever ainsi le passage complet.

Combien on aura regretté quand il est trop tard,
quand ça défile une dernière fois avant de perdre quelques grammes d’âme ?
Combien pèse ce qui a été étouffé pour faire plaisir aux autres ?
Pour faire envie aux autres, pour montrer aux autres.
Tout ce temps qu’on y a mis. En vain.
Animaux de races savamment enlacés.

Elle n’avait jamais renoncé à la sauvagerie de l’enfance
Des liens de cruauté, une insouciance anachronique.
Elles n’avaient de savoir sincère que l’une envers l’autre.
Les cadres avaient changés, les objets s’étaient modifiés,
les figurants s’étaient succédés, mais rien jamais ne s’était immiscé entre elles.

Au moment du dernier soupir qu’est-ce qui compte ?
L’évidence d’un désir, une euphorie d’être ensemble,
la lumière sur une peau, un extrait de dialogue ?
Pour une fois elle était d’une seule pièce.
Corps rassemblés par la magie du souffle de l’autre,
elles n’avaient plus envie de lutter contre cela.
Elle partait
Il perdit tout et il était d’accord.

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