Une fin de journée dominicale au Divan du Monde, pour un peu de figuration sur le tournage du clip d’Isabella, de Moriarty.
Quelques heures hors du monde, à manger des chips et boire du jus de mangue entre deux prises.
Décrire un tournage n’a rien de bien intéressant en soit, donc je laisse les photos ci-dessous parler d’elles-mêmes
Le synopsis est resté assez flou, malgré quelques explications glanées à droite à gauche, mais au vu des projections/costumes/décor et du tournage sur pellicule (16mm je crois), cela promet d’être plutôt joli.
Et au-delà du tournage, le plus sympa dans tout ça, c’est d’avoir pu échanger de façon très détendue avec un groupe franchement adorable (et drôle).
Outre le fait que c’est toujours un plaisir de voir Angus & Julia Stone en concert, la véritable raison qui m’a poussée à aller voir 4 concerts sur 5 au Trianon, c’était pour être là si jamais Julia tentait la version française d’And the boys.
—–
Explications :
En décembre dernier, j’ai reçu un mail de la manageuse du groupe, me demandant si je voulais bien les aider à traduire And the boys, que le label voulait en français. En soit, je n’ai jamais vraiment approuvé l’idée de faire chanter les artistes dans une langue qui n’est pas la leur quand l’idée de base n’est pas d’eux mais là ça avait du sens car j’avais pu déjà voir l’intérêt de Julia pour notre langue : elle avait déjà travaillé sur Hold On en français (les plus attentifs au Café de la Danse auront pu entendre un « pourquoi m’as-tu dit ça » glissé au refrain), et puis il y a eu Requiem pour un con à Taratata. Et soyons honnêtes, j’étais ravie qu’ils aient pensé à moi pour cela ! Donc je me suis lancée.
Exercice difficile car il ne s’agissait pas seulement de traduire, mais de surtout respecter la rythmique mélodique. Il y a eu plusieurs versions du texte, qui est passé d’une traduction quasi littérale à une véritable adaptation. Pour que cela sonne plus comme une vraie chanson et non une traduction brute, avec un esprit poétique, des rimes … et tout cela bien sûr avec un timing serré. Ce qui m’a obligée d’ailleurs à faire les démos moi-même, trèèès à l’arrache.
La veille prévue de l’enregistrement, Julia m’envoie un mail me demandant si je peux l’aider à répéter. Pour moi c’est un samedi à 11h du matin, pour elle il est 23h et ils viennent de jouer au Big Day Out Festival de Sydney. Skype. Situation extrêmement bizarre quand même que de passer une bonne heure et demi à corriger la diction d’une chanteuse dont vous admirez particulièrement le travail d’ordinaire. Surtout quand vous apprenez que les 15 jours précédents elle a écouté en boucle votre démo pour se familiariser avec les sonorités. Logique certes, mais quand même. Quelques erreurs à corriger par ci par là (et corrections de texte, car faire prononcer « mon cœur » à un australien est mission impossible) mais dans l’ensemble le rendu promettait d’être vraiment cool.
Au final, la version française complète de la chanson est vraiment sympa, mais si l’on ne connait pas le texte cela fait assez bizarre je pense. Donc ils ont refait une version où l’anglais domine.
—
26 avril donc. Version normale de la chanson. Mais en coulisses, dès que Julia me voit, elle m’en parle et me dit qu’elle n’a pas osé. Bon point. 27 avril. En introduction, elle mentionne la VF. On avance. Pas de français dans la chanson cependant. Après le concert, on en discute, je lui suggère de ne faire que le pont, pour l’intention. Mais lui demande de ne pas le faire le 28 car je ne serai pas là. 28 avril. Des amis me confirment que la version jouée était la « normale ». 30 avril. Suspens. Et non seulement le pont est en français (vers 3min06), mais le refrain suivant également. Du moins le début, mais c’est déjà une belle surprise ! 1er mai. Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’elle retente, mais par sécurité j’ai filmé le pont … et j’ai bien fait, car cette fois-ci elle s’est même enhardie à doubler la fin :
Aujourd’hui, le projet est probablement abandonné, et si j’avais déjà la fierté d’avoir l’enregistrement dans mon iPod, je suis vraiment contente qu’il ait pris véritablement vie sur scène, même très partiellement, même si ce fût bref, plutôt que de rester dans un tiroir.
Et cette aventure m’a donné envie de m’atteler plus sérieusement à mes chantiers musicaux en cours
— Edit >> pour finir l’histoire, il s’est avéré que le projet a bel et bien abouti ! La chanson, dans sa version français/anglais, est passée en radio à partir de fin mai, et continue encore – fin décembre 2011 – à être diffusée très régulièrement sur RTL2
Ma sympathie pour Angus & Julia Stone (musicalement, professionnellement et amicalement) n’aura pas échappé à ceux qui passent régulièrement par ici …
Je ne les avais pas revus depuis leurs concerts de mai et ce fût donc un vrai bonheur que de les retrouver cette semaine pour deux beaux concerts à La Cigale archi-complets.
Avec en bonus privilégié, un troisième soir en mode plus intimiste avec deux showcases privés.
L’un pour la remise de leur disque d’or à l’Ambassade d’Australie – vidéos sur Le-HibOO – devant une poignée de personnes, dans un immense pièce à la moquette blanche avec une baie vitrée donnant sur la Tour Eiffel …
Et l’autre au café Carmen, pour une soirée professionnelle, où ils ont joué après Fortune, Ibrahim Maalouf et Cocoon. Excellente surprise d’ailleurs lorsqu’on n’est pas prévenu, de tomber sur Cocoon !
Trois soirées un peu hors du temps.
Que j’ai ressenties de manière d’autant plus personnelle que différentes périodes de ma vie s’y sont mélangées complètement : ayant travaillé à la fois pour leur éditeur et leur label, j’ai recroisé l’intégralité des gens avec qui j’ai passé ces quatre dernières années.
Dans un climat vraiment chouette, autour d’un groupe exceptionnel.
Cette reprise est un mix entre la version originale de Gainsbourg et celle adaptée en anglais, Requiem for a jerk, que pour ma part j’avais découverte chantée par Brian Molko/Faultine/Françoise Hardy sur l’album Monsieur Gainsbourg revisited.
Il était prévu qu’ils alternent français et anglais avant de se rejoindre à la fin, mais l’on voit distinctement que Jacques Higelin commence à se planter totalement en coupant le couplet français de Julia, ce qui conduit ensuite à une répétition en boucle du même couplet en français.
Seuls les spécialistes de la chanson le remarqueront, mais étant donné que j’avais eu l’extrême privilège de servir de modèle vocal*** à Julia pour la prononciation (qui eût cru que « con » soit si dur à prononcer !), et donc d’entendre la chanson bon nombre de fois en 2 jours, ça m’a sauté aux oreilles.
***modèle vocal = Arrière d’un van, 40 minutes de trajet, « hey can you sing to me the song for tomorrow ? » … hum .. tu veux dire là a capella comme ça à froid ? … et voilà comment l’on se retrouve, iPhone avec lyrics à la main à chantonner approximativement le Requiem pour un con face à une chanteuse qui tend l’oreille méga attentivement pour choper votre accent et vous demande conseil (!!) sur le rendu et la mélodie. « cown » / no « con » / « cown ? » / still not / « CON ! » / yeah you got it.
Situation irréaliste et souvenir inoubliable.
Et puis bon hein forcément, un petit Big Jet Plane pour la route (avec quatuor à cordes, s’il vous plaît !).
Quelques jours à crapahuter dans Paris avec Angus & Julia Stone, de retour à Paris pour une semaine de promo. L’occasion de visiter les locaux de Libé, ceux de Canalchat, de voir Claude Gassian à l’œuvre pour une séance photo au décor improvisé…
Et puis bien sûr, l’enregistrement de Taratata. J’avais déjà été sur le plateau côté public, et avais ainsi eu un aperçu des coulisses de l’émission. Mais rien à voir avec le côté backstage : les artistes déambulent tranquillement dans les couloirs, attendant leur tour en regardant l’émission qui s’enregistre sur une grande télé dans le hall commun, ou sur les mini-télés dont sont équipées les loges, l’ambiance est sympathique, détendue …
Lorsque vient le tour de l’artiste que vous accompagnez, toute l’équipe descend sur le plateau, ce qui en soit ne sert pas à grand chose vu qu’à l’arrière du plateau on ne voit strictement rien de ce qui s’y déroule, et qu’on se retrouve donc à regarder … une autre télé !
Julia a enregistré un duo avec le grand Jacques Higelin, et même s’il y a eu léger emmêlage de pinceaux dans les couplets, le résultat promet d’être bien sympathique ! Vous découvrirez ça sur France 4 le 8 juin
A noter également la présence de Brigitte dans la même émission, hehe.
Dernière soirée en compagnie des australiens pour ma part, puisque s’achève la semaine prochaine ma mission dans leur label français… Ces quelques jours passés à leurs côtés au cours de ces derniers mois furent fort enrichissants : une très très belle rencontre musicale et humaine, qui me laissera un excellent souvenir.
« Je les verrais bien près d’un lac. Ou dans une barque. » m’avait dit Rod-du-HibOO. Bon. Google Maps & Images m’ont indiqué qu’au bois de Vincennes il y avait un endroit susceptible d’offrir un panel de possibilités suffisant, incluant un abri-repli en cas de pluie, puisque de « rares averses » étaient prévues.
Sauf que le jour J le soleil était radieux, et le lac sélectionné totalement dépourvu de barques. Mais sympa quand même, et entouré de clairières et fourrés offrant multiples possibilités. Nous avons d’ailleurs croisé plusieurs équipes de tournage dans les alentours !
Envoyée en dernière minute assurer une matinée de promo avec Jamie Lidell, j’avoue qu’en apprenant que La Blogothèque allait venir, je me suis quelque peu incrustée l’après-midi… et j’ai bien fait car ce Take Away Show était franchement fou !!!
Jamie et ses musiciens n’ont pas attendu que l’équipe de La Blogo trouve un lieu pour les filmer, ils ont commencé à chanter direct en marchant. Et finalement toute la session s’est faite dans la rue, au hasard de leurs pas. Et quand vous mêlez musiciens et caméraman tous un peu fous, ça fait un mélange sacrément détonnant ! J’ai hâte de voir le rendu vidéo …
Anecdote au passage : nous avons croisé un jeune garçon qui donnait le bras à sa grand-mère, et qui après maintes hésitation l’a plantée pour venir me demander timidement si c’était bien un Take Away Show … devant son air émerveillé lorsque j’ai répondu positivement, la grand-mère a attendu résignée et amusée que la chanson se termine pour récupérer son petit-fils…
Imaginez-vous un samedi après-midi, dans la cuisine de votre cousine qui finit de déjeuner.
Du salon s’échappe Big Jet Plane, d’Angus & Julia Stone. Sauf que ce n’est pas un disque mais bel et bien les vrais artistes qui musiquent allègrement !
De passage à Paris, le duo australien s’est plié à l’exercice de la session acoustique à quelques heures de leur second concert sold out. Le challenge de la semaine avait été de trouver un lieu calme, joli et pas trop loin de la salle … et la solution de cet appartement familier est apparue comme évidente.
Le piano, le parquet, l’atmosphère conviviale, les chansons qui défilent … le cadre promo est rapidement devenu bien flou, et même les quelques caméras intermittentes n’ôteront cette impression. Un moment d’une rare beauté …
Quelques images aussi de la session pour Evene, dans les loges du Café de la Danse, où Matt Johnson, le batteur, s’est confectionné une guitare avec une baguette de pain … forçant Julia à recommencer plusieurs fois Santa Monica Dream pour cause de gros fou-rires ! La baguette en question servira au final de baguette percussive et décorera par la suite la grosse caisse de la batterie pour le concert du soir …