Archives pour la catégorie 'Citations'

11avr

Aide-moi si tu peux – Jérôme Attal

AideMoiSiTuPeux

Morceaux choisis

Une histoire d'amour pouvait-elle s'amorcer à partir d'un ralentissement dans les encombrements et d'un coup de foudre à sens unique ?
Les grandes histoires d'amour ne débutaient-elles pas toujours de cette manière ? Ca piétine quelque part dans votre vie, une soirée à laquelle vous ne voulez pas vous rendre, une succession de soupirs et de contrariétés, et sans prévenir : "Moteur ! Action !".
[p38]

Les héros de tout le monde, c'est juste bon à finir en imprimés sur des T-shirts. Les héros personnels, ça reste à jamais gravés au fond du coeur.
[p207]

La vie est un système complexe, à la fois bien pensé et jamais totalement fiable, d'une infinité de programmes, de trajectoires, de correspondances et de compromis. D'humeurs sur l'instant, et de temps qui passe et ne répare rien.
[p210]

Avec de l'opiniâtreté, on obtient toujours ce que l'on veut. La plupart du temps, pour son propre malheur.
[p211]

Chanson du roman
Jérôme Attal accompagne toujours ses romans d'une chanson, et celle-ci est interprétée par Valentin Marceau :

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26fév

D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-vigan_mini

Honnêtement, je ne saurais pas vraiment dire si j'ai aimé ou non D'après une histoire vraie. L'histoire m'a laissé une impression étrange, et son dénouement un sentiment d'inachevé mais j'ai quand même eu beaucoup de plaisir à lire celle-ci. Très certainement parce que comme dans les précédents écrits de Delphine de Vigan, il y a de nombreux passages qui d'une manière ou d'une autre ont fait écho en moi, et de manière parfois troublante...

Morceaux choisis

Dans la vie, il y a ceux dont on se souvient et puis ceux qu'on oublie. Ceux qui laissent une empreinte, où qu'ils aillent, et ceux qui passent inaperçus, qui ne laissent aucune trace. Ils n'impriment pas la pellicule. Ca s'efface derrière eux.
[p135]

"Si tu ne saisis pas le petit grain de la folie chez quelqu'un, tu ne peux pas l'aimer. Si tu ne saisis pas son point de démence, tu passe à côté. Le point de démence de quelqu'un, c'est la source de son charme." - Gilles Deleuze
J'ai aussitôt pensé à L.
J'ai pensé que L. avait perçu mon point de démence, et réciproquement.
Peut-être était-ce d'ailleurs cela, une rencontre, qu'elle soit amoureuse ou amicale, deux démences qui se reconnaissent et se captivent.
[p177-178]

Souvent lorsque je les ouvre (ces albums photos), je me dis que j'aimerais savoir écrire cela, ce temps révolu dont l'image est le témoin à la fois si précis et si impuissant.
[p199]

A l'âge adulte, l'amitié se construit sur une forme de reconnaissance, de connivence : un territoire commun. Mais il me semble aussi que nous recherchons chez les autres quelque chose qui n'existe en nous-mêmes que sous une forme mineure, embryonnaire ou contrariée. Ainsi, avons-nous tendance à nous lier avec ceux qui ont su développer une manière d'être vers laquelle nous tendons sans y parvenir.
[p257-258]

Les vrais élans créateurs sont précédés par une forme de nuit.
[p296]

Est-ce que chacun de nous a ressenti cela au moins une fois dans sa vie, la tentation du saccage ? Ce vertige soudain - tout détruire, tout anéantir, tout pulvériser - parce qu'il suffirait de quelques mots bien choisis, bien affûtés, bien aiguisés, des mots venus d'on ne sait où, des mots qui blessent, qui font mouche, irrémédiables, qu'on ne peut pas effacer. Est-ce que chacun de nous a ressenti cela au moins fois, cette rage étrange, sourde, destructrice, parce qu'il suffirait de si peu de choses, finalement, pour que tout soit dévasté ?
[p322-323]

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20fév

Boire

UnOrage

Moi il faut que je boive énormément pour commencer à sentir ma carcasse gigoter.
Faut le supporter le vide et l'indifférence des planètes, l'évanouissement du désir.
Quand on boit on peut encore parler du bonheur,
on peut s'imaginer qu'on va le vivre encore,
on peut rêver qu'on va aimer encore.
Mais ce qu'on aime par dessus tout c'est boire, et on boit pas pour mourir, non, même si on sait que ça tue.
Non, on peut pas mourir parce qu'on sait que quand on sera mort on pourra plus boire.

Un orage, avec Marina Foïs et Sami Bouajila

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15mai

Pour moi c’est essentiel. Pour vous, c’est superflu.

- C'est quoi mon genre ?

- Égocentrique... tyrannique.. capricieuse, manipulatrice.

- Vous avez oublié "intolérante"(...) Et vous, comment vous définiriez-vous ?

- Égocentrique... tyrannique.. manipulatrice... et capricieuse.

- Nous sommes pareilles. A une différence près : vous, vous n'êtes pas une artiste.
Mais l’avantage de ne pas être esclave d'un don, c'est que, vous, vous pouvez vous débarrasser de ce comportement caractériel.
Pour moi c'est essentiel. Pour vous, c'est superflu.

Fanny Ardant & Marina Hands dans Chic.

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» A lire : une interview croisée intéressante par Madame Figaro autour du film

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06déc

Sauter

When it feels scary to jump
That is exactly when you jump
Otherwise you're end up staying at the same place your whole life

Quand on a peur de sauter,
C 'est là qu'il faut sauter.
Sinon on fait du surplace toute sa vie.


Teaser A most violent year

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11sept

« On ne se fait plus d’amis après 30 ans »

On ne se fait plus d’amis après trente ans.
Il manque un socle, celui des moments mis au pot commun. L’amitié, c’est le temps partagé. Sur un banc, au cinéma, en se saoulant, en dessaoulant, dans des repas interminables et avec un café bu sur le pouce, lors de conversations qui ne finissent plus et de silences doux comme une caresse.
L’amitié, c’est le silence partagé qui renoue instantanément les fils.
Après trente ans, il faut trouver des interfaces, des intermédiaires, des chemins de connivence qui nous permettent de pallier tout ce qu’on ne saura jamais de l’autre. Il faut gagner ce temps que l’on a plus, se mettre d’accord sur un langage commun.
Après trente ans, ce ne sont que des solitudes qui se rencontrent et qui échangent les trois sous piochés au fond d’une poche.

- Christian Authier - Enterrement de vie de garçon

Une citation trouvée sur le très bon blog de Philippe Dumez, et même si je la trouve très bien écrite, la sentence de fond me laisse partagée.

Ayant presque l'âge énoncé, forcément ça fait s'interroger, et ce d'autant plus que l'amitié est un thème qui me fait pas mal réfléchir ces derniers temps.

C'est vrai que dans les amitiés profondes il y a un vécu, un historique, un "temps partagé"... mais d'une part l'on peut transposer le socle, ainsi des rencontres faites à 30 ans seront peut-être les amis des 40 et de l'autre, tout dépend de comment on estime ce temps partagé.

J'ai un regard biaisé sur la question car un tiers de ma vie a été rythmé par cette notion (empruntée à cet intéressant article qui m'a rappelé pas mal de souvenirs au passage) :

on se fait souvent des amis de "courte durée" dans nos têtes, et jamais de "longue durée" car on sait qu’on devra repartir

Je n'ai jamais eu vraiment de mal à m'attacher au gens.
Mais le montrer, leur dire ou les laisser s'attacher à moi fut toujours une autre paire de manche.
Sans doute aucun pour la raison évoquée ci-dessus.
Pour ne pas laisser trop de traces en partant. Avancée solitaire.

Cela fait quelques temps que j'apprivoise doucement l'ouverture, que j'apprends à compter avec les autres.
Des notions de bases comme faire confiance, se confier sans retenue, lâcher prise.
A presque 30 ans, cela peut paraître un peu bizarre, mais à chacun son cheminement.

Mes amis ne sont pas nombreux, certains sont là depuis longtemps, d'autres moins, mais tous comptent. Peut-être différemment mais tout autant.

M'en faire de nouveau n'est pas un projet en soit, mais j'aime l'idée que cela puisse arriver.
Laisser le fil des ans resserrer des liens ou en nouer d'autres.

(Oui c'est mignon cette chanson de conclusion, merci Le Soldat Rose 2 ;))

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31juil

La vie en mieux – Anna Gavalda

Quatrième de couverture (qui pourrait être à elle seule un "morceau choisi")

Deux histoires.
Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune.

Un roman qui se lit en (double) trait, qui regorge de formules bien trouvées, qui fait réfléchir sur les choix de vie... cela faisait un moment que je n'avais eu un tel plaisir à lire un livre d'Anna Gavalda (même en ayant bien aimé Billie).

Morceaux choisis
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28juil

Boyhood

You know how everyone’s always saying "seize the moment" ?
I’m kind of thinking it’s the other way around, you know, like the moment seizes us.

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24fév

Citation – HF Thiefaine

Dans cette foire aux âmes brisées où le vieux drame humain se joue,
La folie m'a toujours sauvé et m'a empêché d'être fou
Je me regarde au fond des yeux dans le miroir des souvenirs
Si partir c'est mourir un peu j'ai passé ma vie à partir
Je rêve tellement d'avoir été, que je vais finir par tomber
(...)
J'ai broyé mon propre horizon et retourne à mon inconnu

HF Thiefaine - Petit matin, 4.10 heure d'été

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16jan

Citation – Anne B. Ragde

Elle se mit à rire, mais c'était un rire qui n'allait pas jusqu'à ses yeux.

Anne B. Ragde - Je m'appelle Lotte et j'ai 8 ans [p.41]

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