Archives pour la catégorie 'Live Reports'

16nov

Pomme, Alma Forrer & Anouk Aïata aux Trois Baudets

Pomme, Alma Forrer & Anouk Aïata aux Trois Baudets

Les soirées triple plateau réservent parfois de jolies surprises lorsque les artistes la construisent ensemble...

  • Date : 14 novembre 2014
  • Lieu : Les Trois Baudets

C'est POMME qui ouvre la soirée, sans timidité aucune, s'appropriant la scène immédiatement. Sa voix est très jeune, mais avec une profondeur surprenante par moments et de jolies variations. Si sa tenue laissait deviner des influences un peu country, l'utilisation du banjo sur certains titres ou sa jolie reprise d'If I needed you au violoncelle achèveront de confirmer. Ses chansons à elle parlent de poésie, Baudelaire; du temps qui passe, Les oiseaux de passage, de péripéties amoureuses, J'suis pas dupe, Jane & John ...
Et pour terminer ce joli set, Alma Forrer et Anouk Aïata la rejoindront pour interpréter en trio Look what they've done to my song.

ALMA FORRER viendra ensuite présenter les titres de son EP fraîchement sorti. Toujours avec cette voix bouleversante, toujours un peu timide - mais c'est ce qui fait aussi son charme. Deux surprises viendront agrémenter son concert : la présence de Baptiste W. Hamon venu chanter avec elle leur très beau duo Peut-être que nous serions heureux, et puis Anouk Aïata et Pomme qui viendront l'entourer pour Jambalaya.

Et puis vint le tour d'ANOUK AIATA. C'est aux Trois Baudets que je l'avais découverte (tout comme Alma Forrer d'ailleurs) et un peu plus d'un an plus tard nous l'y retrouvons pour présenter de nouvelles chansons. D'un naturel toujours aussi sympathique, c'est un vrai bonheur que de l'y voir à nouveau, entourée pour cette fois d'Amos Mah - of course - et de Benjamin Bonoliel. Les nouveaux titres se font particulièrement touchants en anglais: on retiendra longtemps la phrase "Don't blame the sun If I leave on the run", on s'étonnera de trouver rigolote On the fresh green grass of the hill, on claquera des mains au même rythme que ses talons sur Summer song... et puis Te souviens-tu, joli texte sur "les migrants" écrite par Amos Mah, et ce rappel touchant en voix basse et douce sur Il pleut. Beaucoup de titres touchants, mais en même temps on rit beaucoup pendant les interludes où la bonne humeur de l'artiste est communicative, et puis l'on retrouve avec plaisir des chansons plus familières comme Lady Western où Pomme et Alma Forrer viendront claquer des talons également.

Et puisque les trois artistes se sont mélangées à plusieurs reprises, et ont clairement exprimé la joie qu'elles avaient de partager cette scène, quoi de plus naturel que de clôturer cette jolie soirée avec un final commun et tous les musiciens qui les accompagnent :

Un vrai plaisir que d'assister à ce genre de concerts où les artistes interagissent entre les plateaux et construisent la soirée ensemble !

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13nov

Ben Mazué à l’Européen

Ben Mazué à l'Européen

"Un show mi-stand up, mi on-sait-pas" et plus encore.

  • Date : 12 novembre 2014
  • Lieu : L'Européen

Pour illustrer cet article, il y avait pas mal de photos possibles. Une avec Ben Mazué et sa guitare sous un filet de lumière, une autre avec Robin Notte au piano au premier plan, ou encore une où l'on voyait le public debout ... alors pourquoi celle-ci ?

Au premier abord, on pourrait croire à un artiste triomphant en fin de spectacle face à une standing ovation. Cela pourrait parfaitement être le cas, puisque ce fut une soirée exceptionnelle mais en l'occurrence nous avons ici un artiste à l'humilité certaine et qui salue plus timidement.
Mais un artiste surprenant, qui a de nombreuses cordes à son arc et que l'on retrouve là où on ne l'attend pas.

On a tous vu des concerts où l'artiste lance une petite allusion au discours qu'il ferait s'il recevait un prix. Mais à combien de concerts l'artiste s'est réellement arrêté pour le faire pour de vrai ce discours ? D'où la fameuse posture sur la photo.

Et si l'on croit à une parenthèse la suite du spectacle montrera qu'il n'en était rien.
Le nouveau spectacle de Ben Mazué en est un complet. "Un show mi-stand up, mi on-sait-pas" comme il le décrit lui-même. Un concert ponctué d'interludes parlés. Ou plutôt une grande histoire, la sienne, qu'il raconte en utilisant différents biais. Des anecdotes, des textes écrits pour l'occasion, des chansons bien sûr, une mise en scène minimaliste mais très bien agencée. On rit beaucoup, mais on est tout autant touchés. Oscillation permanente de l'émotion. On est suspendus aux mots de Ben tout du long sans jamais décrocher.

J'ai vu un sacré paquet de concerts, mais ça jamais. Ce n'en est pas vraiment un, c'est pas vraiment descriptible, c'est à part, c'est beau.
Si vous aimez la chanson (française, mais pas forcément à la Brassens), les bons mots, les beaux mots (bungalow par exemple), le stand up (classe), le groove (de celui qui fait gagner des Grammy's) et un peu tout ça mélangé avec de quoi rire & pleurer, il faut y aller.

Prochaine séance le 16 décembre à l'Européen, mais c'est déjà complet, alors le 3 février, toujours à l'Européen.

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» www.benmazue.com
» Regarder les "chansons à voir"
» Écouter "33 ans"

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17oct

Bensé – Le printemps

En sortant de ce très bon concert de Bensé à La Maroquinerie, je me suis demandé pourquoi je n'avais jamais pris le temps de parler de l'album célébré ce soir.

Probablement parce que ce n'était pas facile, sûrement par manque de temps, très certainement par peur de ne pas réussir à exprimer exactement ce que j'aurais voulu.

Alors que cet album, cela fait des années qu'il est présent par petites touches dans mes oreilles. Les chansons inédites de la fin de la première tournée, les chansons prémices qui ont guidé le chemin de leur auteur vers celles-ci, les chansons testées sur scène dans leur plus simple appareil... si cet album est un carnet de voyage pour Bensé, il est aussi en quelque sorte un journal (avec une perspective différente et de beaucoup plus loin certes, mais tout de même) pour ceux qui ont suivi ses travaux au fil des ans.

Mais donc voilà, le temps file et on oublie parfois de se poser pour parler des albums qui comptent. Ce soir La Maroquinerie n'était pas pleine, mais j'en ai vu des bondées avec nettement moins d'ambiance. Il y avait un aura bienveillant, une participation amicale massive, de la chaleur humaine, et une espèce d'évidence planante. De celles qui font qu'en sortant, on peut traverser Paris en marchant sans se soucier de la pluie battante en réécoutant les chansons qui viennent de rythmer la soirée. Et qui font que subitement on prend la plume.

Bensé - Le Printemps

Le Printemps. Le parcours d'un homme à différentes étapes de sa vie. Une histoire racontée en chansons.
Et si elles ont été écrites à différentes époques, si Bensé en portait certaines en lui depuis déjà plusieurs années, on en redécouvre leur sens ici, au sein de ce cheminement, du Vent qui se lève avant la Tempête menant au Printemps.

Une écriture très lettrée, qui détonne - dans le bon sens du terme - avec ce que l'on peut entendre de nos jours. Et même si celle-ci peut sembler parfois un peu alambiquée ou quelque peu trop chargée par moments, c'est fort agréable de se laisser porter par des chansons bourrées de références littéraires ou mythologiques (les Buendia de Gabriel Marcia Marquez déjà évoqués au premier album refont une apparition, entourés d'un soupçon de Horla, de Charybde, Scylla, Éole et Cassandre...) ou par ces jeux de mots qu'on ne comprend qu'en lisant le texte (En voyage, faussement simple).

L'une des forces de Bensé c'est de faire des chansons aux mélodies qui restent en tête et surtout que l'on a envie de chanter. Impossible de ne pas se laisser tenter sur les sifflements de Jasmin, les lalala d'En Voyage, les refrains de Quelle année et Aux caprices d’Éole... un savant mélange d'ambiances musicales qui fait que l'on passe du solennel à l'entraînant et du poignant au divertissant avec une espèce d'évidence naturelle. Avec de surcroît des arrangements extrêmement bien réussis, Bensé lui-même aux commandes, épaulé par le sieur Samy Osta.

Parmi les titres que l'on pourrait mettre en lumière - en toute subjectivité - il y a La dernière fois, où la voix de Bensé se fait plus basse, profonde et où la rythmique donne cette impression d'une avancée implacable vers un dénouement sans appel; Après la tempête et sa montée en puissance vers ces chœurs fabuleux et cuivrés; et Le printemps pour son apparente douceur qui révèle une chanson à la beauté poignante et prend une ampleur magnifique.

A la fin du Printemps, après la Tempête, Bensé apparaît apaisé, sur une nouvelle lancée.
Nous refermons quant à nous un grand livre d'images fredonnées. Qu'il fera bon rouvrir souvent pour réécouter les meilleurs chapitres.

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Peut-être qu'en relisant ce texte plus tard, je me demanderai comment j'ai pu oublier tel ou tel détail, ou pourquoi j'ai présenté cela ainsi, ou me dirai que j'aurais pu faire plus long quitte à avoir attendu autant de temps, mais qu'importe, il me semblait ce soir que c'était le bon moment pour me lancer et rendre un petit hommage à cet album.

Si ma route croise souvent celle de l'artiste, si mon soutien à ce projet n'est plus à démontrer, mes compliments sont souvent plus tacites qu'exprimés.
Alors Julien, si tu me lis, bravo. Vraiment.
Et à très vite.

Bensé - La Maroquinerie 2014

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» www.benseonline.com

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30sept

L’Une et l’Autre (Delphine de Vigan & La Grande Sophie) aux Rendez-Vous de la Lune

L'Une et l'Autre (Delphine de Vigan & La Grande Sophie) aux Rendez-Vous de la Lune

Un moment suspendu au cœur d'un ballet de mots qui racontent et chantent les maux, tout doucement, magiquement.

  • Date : 29 septembre 2014
  • Lieu : Salle des Fêtes de la Marie du IVème

Littérature et musique.
Deux mondes dont le mélange est une évidence qu'il faudrait provoquer plus souvent.

L'Une écrit, l'Autre chante.
Deux artistes dont les voix se font entendre différemment d'ordinaire mais qui ce soir se rejoignent pour offrir une relecture de leurs textes.
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10juil

Festival Beauregard, édition 2014 : photos et impressions

Pas de chance cette année, la sixième édition du Festival Beauregard s'est déroulée à moitié sous la pluie ... mais bon un petit détour par le Décathlon voisin pour investir dans un poncho et des bottes, un petit peu de bricolage pour protéger son appareil photo et le tour était joué pour braver les intempéries ;)


» Plus de photos d'ambiances du Festival Beauregard

MIDLAKE
Parfaite entrée en matière après quelques heures de route ... très beau concert avec une chouette reprise d'I shall be released pour couronner le tout.

» Plus de photos de Midlake à Beauregard

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03juil

Angus & Julia Stone à La Maroquinerie

Hier soir Angus & Julia Stone présentaient leur nouvel album à La Maroquinerie.
Petite date de chauffe, pleine à craquer, à l'ambiance excellente.

Sur le nouvel album, Angus et Julia chantent véritablement ensemble, et cela se ressent sur scène : fini les "concerts alternés", là il y a une véritable cohésion tout du long, renforcée par le fait que les musiciens de l'album les accompagnent.

Les nouveaux morceaux sont très bien accueillis : A heartbreak ouvre le concert de façon énergique avec d'emblée les voix d'Angus & Julia qui se mêlent, Heart Beats slow est décidément un superbe duo, From the stalls révèle une ampleur dingue en live... ce n'est jamais facile de présenter un nouvel album face à un public qui découvre les chansons, mais La Maroquinerie faisait corps et plus d'une fois le groupe remerciera le public parisien pour son accueil chaleureux.

Quelques moments particulièrement chouettes : For you repris en chœur par le public, l'excellente version de Bloodbuzz Ohio avec tout le groupe autour du micro pour le premier refrain, les variations mélodiques de Julia sur And the boys, la reprise de You're the one that I want qui fait toujours son petit effet à la fois drôle et musicalement très réussie, et puis Draw your swords toujours aussi poignante...

Cela faisait trois ans que le duo n'avait pas joué ensemble et au sortir de ce concert tout le monde semble au-delà du reconquis.
Rendez-vous le 29 juillet pour découvrir le nouvel album et le 9 décembre au Casino de Paris !
(Ou ce soir aux Nuits de Fourvières, et samedi au Festival Beauregard)

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14avr

Et Puis la Dernière de Rose à Cabourg

Un concert magistral et majuscule, fort en émotions.

  • Date :12 avril 2014

La Dernière.
Une expression à double sens. Un évènement qui revêt un aura particulier où se mélangent joie et tristesse.
Parce qu'il faut parfois refermer un chapitre pour que de nouveaux s’ouvrent.

Samedi c'était la Dernière de la troisième tournée de Rose, à Cabourg. Dans une petite salle toute neuve un peu excentrée, où les gens de la région sont venus se mélanger aux fans venus des quatre coins de la France. A moins que ce ne soit l'inverse. Mais qu'importe, la salle était pleine à craquer, emplie d'une atmosphère fébrile.

Avant même les premières notes, les applaudissements emplissent la salle, puis étreignent Rose à son arrivée sur scène. L'émotion point aux premières phrases reprises en chœur par le public, et soudain plus rien n’a d’importance : il n’y a plus de lieu défini, plus de cadre, plus de contexte. Juste un moment suspendu. 300 personnes qui font Une, qui portent l’artiste. La distance entre la scène et la salle plus floue que jamais, un lien étroit et fort, bienveillant et galvanisant. Un partage intense, au-delà des mots.

On se souviendra longtemps de ce bruit génial des cliquetis de 150 briquets qui se déclenchent d'un même élan pour illuminer la salle sous les yeux incrédules de Rose, des mots des fans qui ont eu l'idée de lui remettre une Victoire du Public... et de ses mots à elle sur cette touchante chanson de fin de tournée. Un concert ponctué de moments forts. Un concert avec un C majuscule. Un concert majuscule tout court.

Les vrais savent, comme on dit.
Les autres on s’en fout, comme Rose le chante. Mais s'ils savaient ...

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» Plus de photos et vidéos du concert
» (Re) Lire le live-report de Rose au Casino de Paris
» facebook.com/roseofficiel

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01avr

Dominique Dalcan au Café de la Danse

Une jolie soirée au Café de la Danse pour découvrir les chansons d'Hirundo dans leur version live.

  • Date : 31 mars 2014

La salle est pleine, une certaine fébrilité impatiente plane, et quand Dominique Dalcan monte sur scène, un silence respectueux s'installe : tout le monde semble d'un même élan se suspendre à ses lèvres.

On le sent pourtant un peu hésitant, luttant pour trouver sa voix et les premiers morceaux sont emprunts d'une tension palpable de part et d'autre ... mais bien vite Dominique Dalcan expliquera qu'en dépit de sa voix qui lui fait défaut, il ne pouvait annuler ces retrouvailles.

C'est une bonne chose que l'on se retrouve. Oui. Et c'en est d'autant plus touchant. Des mots à fleur de peau chantés à fleur de voix.

De chanson en chanson la bienveillance du public semble porter l'artiste, et si la tension retombe, l'émotion est présente à chaque instant. De jolis moments qui défilent, comme celui où Mina Tindle viendra chanter sur A quoi pensent les oiseaux ou celui de cette Clope au bec de toute beauté, où le public fait entendre doucement sa voix...

Nous ne faisions pas partie de ceux qui retrouvaient Dominique Dalcan sur scène après de longues années d'attente, il n'y a pas un long historique qui aiguillait notre regard, nous étions juste là avec un coup de cœur complet pour ce bel album qu'est Hirundo mais le voir prendre vie ainsi, dans cette atmosphère bienveillante, fut un réel plaisir.


Vidéos empruntées à A music lover in Paris

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» www.dominiquedalcan.com
» www.facebook.com/dominiquedalcanofficiel

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15fév

Kylie Minogue à la Gaîté Lyrique

Love surprise pour la Saint-Valentin de Colette : la présence de Kylie Minogue

  • Date : 14 février 2014

Kylie Minogue à La Gaîté Lyrique.

Le truc assez improbable pour que tu aies envie d'y aller. Même s'il n'est prévu que 10 minutes de prestation à minuit et demi.

Évidemment en commençant par Can't get you out my head, l'ambiance est immédiatement à son comble.
Toute pimpante, souriante, et extrêmement sympathique, Kylie semble apprécier nettement la proximité avec le public.
Elle en joue à fond, et dialogue - en français - avec celui-ci. L'enthousiasme sera tel que lorsque qu'un petit groupe scandera I should be so lucky, elle se lancera a capella secondée par ses deux choristes et interprètera la chanson en duo avec la salle. Et Saint-Valentin oblige, ce court se terminera par l'excellente All the lovers.

Une bouffée de bonne humeur.

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» http://www.kylie.com

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08fév

FAUVE ≠ au Bataclan

Hier soir, j'ai vu un Bataclan plein à craquer.
Une foule compacte qui dans un même élan se soulevait littéralement sur la plupart des morceaux.
Chantait à plein poumons.
Était scotchée aux lèvres du groupe.
Prenait son pied tout du long sans reprendre haleine.
Un truc beau à voir, assez dingue à vivre.
C'était le 5ème Bataclan d'affilée de Fauve ≠. Il leur en reste 15 à faire d'ici le mois de mai. QUINZE.

Ce matin, comme un peu partout et tout le temps depuis des mois à leur sujet, je lis des gens qui cherchent à COMPRENDRE. Et encore je ne relève pas les commentaires dédaigneux, ou pires, qui fleurissent allègrement.

Depuis quand faut-il comprendre ? Qu'est-ce qu'on pourrait bien répondre ?
Pour une fois qu'on est en présence d'un groupe avec un parcours différent, bricolé, et qui marche, remplissant des salles à tours de bras, ce qu'on souhaite à tous les artistes qu'on soutient/aime/écoute, on peut pas être simplement contents pour eux, même sans aimer leur musique, juste pour la putain de belle histoire ?

En tout cas hier soir c'était fou.

Du fond c'était beau, les projections derrière le groupe, la mise en scène, la foule qui participe, les bras qui se lèvent, les gens qui sautent. C'était un bel ensemble.

Des premiers rangs c'était vraiment bien. Au cœur du truc on voit les choses différemment. Une énergie plus forte, une interaction palpable entre le groupe et les gens. Et la gaîté qui se dégage de tout ça. Le propos est loin d'être gai mais le concert si, étonnamment. Ça danse, ça chante, ça sourit. Sur la musique on va on vient, on s'éloigne et on revient.

Le débit du chanteur/parleur est tel qu'il hypnotise, la salle l'accompagne de ses chœurs sur ses allers/retours incessants, la tête haute, un poing sur la table et l'autre en l'air (Loterie), l'attention est complète. Il y a tous les âges mais l'élan général est le même, des Vieux frères à l'unisson pour aller gagner la belle.

Les versions live des (déjà) anciennes chansons sont retravaillées pour encourager la participation et ça fonctionne très bien sur le final de Nuits Fauves extrêmement prenant, avec une section rythmique renforcée sur un Kané dingue, jusqu'à ce final très attendu où toute la salle reprendra fiévreusement : tu m'entends le blizzard, va te faire enc*ler !

Le set a pris vraiment forme, beaucoup d'ampleur. Un mélange kiffant et défoulatoire.
Qu'on ne cherchera pas à expliquer.
Qui se suffit à lui-même.

--
» www.fauvecorp.com
» Fauve, interview par Tsugi

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