Archives pour la catégorie 'Livres'

18mai

Citations – Isabelle Coudrier

Le printemps est une saison douteuse et honteusement surévaluée. Une saison pleine de coups bas et de trahisons, de giboulées et de bourrasques, de gelées tardives et mortifères, bref une saison de poignards dans le dos. [p. 12]

Elle souffrait de ne pouvoir partager ses souvenirs avec personne. Se souvenir seul, sans être accompagné dans sa mémoire par ceux qui devraient la partager, est une expérience douloureuse. [p. 220]

A un moment donné, les parents deviennent ces personnes lointaines à qui on envoie des cartes postales et à qui on téléphone pour dire qu’on est bien arrivés. [p.610]

C’est juste parce que je donne les détails que ça a l’air compliqué. Si tu suis les indications, tu ne peux pas te perdre. C’est quand les choses ont l’air simple parce que tu n’as pas les informations, que les itinéraires s’avèrent compliqués. [p. 634]

Il remonta le boulevard Brune jusqu’au métro, arpentant sa solitude sans recours à la recherche d’un repos impossible. [p. 643]

Elle se sentit légère, comme si, balayant les rues, le vent lui nettoyait le cœur. [p. 700]

Isabelle Coudrier, Va et dis-le aux chiens

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20déc

Les souvenirs – David Foenkinos

Les souvenirs - David Foenkinos

Dans son dernier livre, David Foenkinos mélange souvenirs réels et souvenirs qu’il invente pour les personnes ou personnages qui croisent sa route. Toute la première partie est consacré à ses grands-parents, et notamment à sa relation avec sa grand-mère. Impossible de ne pas être ému(e) en lisant cela, et même s’il est difficile à décrire c’est un livre qui m’a plutôt touchée …

Quelques citations glanées au fil des pages :

La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C’est toujours étrange de se dire que l’on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours. [p 19]

Elle vit à quel point elle n’était plus une mère mais un poids. Est-ce cela la ligne de démarcation de la véritable vieillesse ? Quand on devient un problème ? [p 30]

« On devrait vieillir avec la beauté. Ou plutôt on devrait se soulager de la vieillesse par la beauté. (…) On devrait voir de belles personnes, de beaux paysages, de beaux tableaux. J’ai vu tant d’horreurs dans ma vie. Pourquoi dois-je assister maintenant au spectacle du délabrement des autres ? » [p 49]

J’aime tellement cette capacité des enfants à se protéger du malheur par le fantasme. Après, on ne sait plus très bien comment se protéger, on prend l’eau de toutes parts. [p 142]

C’est la seule vérité que je possède: le matin vient quoi qu’il arrive. [p 153]

Les plus beaux moments d’une vie sont ceux où l’on se fout complètement de ce que l’on mange. [p 154]

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28sept

Sorties de route – Bertrand Belin

Sorties de route - Bertrand Belin

Très honnêtement, je n’ai jamais vraiment écouté la musique de Bertrand Belin.
Mais je suis tombée par hasard sur un petit livre qu’il a écrit, dont le sujet m’intéressait. Sorties de route.

4ème de couv’

Pourquoi écrire des chansons ? Et comment aussi ? Enthou­siaste, inspiré – et inspirant –, Bertrand Belin répond à ces questions épineuses. Il emporte le lecteur comme il a été emporté par le sujet. Le chanteur a rendu une copie foisonnante, faite de « Pentes », d’« Articles » et de « Fantaisies ». Plutôt que de vouloir dompter cette matière, nous l’avons laissée se délier et exister. Le texte devient, tout à fait accidentellement, un témoin direct de l’émergence de l’inspiration. On ne pouvait espérer plus belle sortie de route.

Les questions soulevées au sujet de l’écriture des chansons ne trouvent pas forcément de réponse dans ce livre, mais font réfléchir. On suit la réflexion de Bertrand Belin avec plaisir et souvent ses interrogations ou constats trouvent un écho dans les nôtres (du moins les miennes en l’occurrence).

Morceaux choisis

Que dit-on en chantant que l’on ne saurait dire en parlant simplement ? Ou en écrivant? Pourquoi chanter une chose ?

Les chansons que je préfère sont celles minées d’évocations, de sens en transit, et dont l’auditeur, par son attention généreuse, parachève l’écriture.

La musique. Ce monde bis m’apaise, mais pour autant il n’a rien aboli des diverses qualités de stupeur, lorsque je suis posé devant le spectacle du monde comme il va. (…) Je me sens emporté par un Everest d’incompréhension lorsque je suis réveillé en sursaut par les chiffres dont le réel est criblé.

Comme le livre est court, difficile d’en parler longuement, mais les moments passés au fil de celui-ci sont agréables.

En tout cas suite à cette lecture, j’ai commencé à écouter les chansons de Bertrand Belin.

» Se procurer Sorties de route
» Bertrand Belin – Site officiel

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28août

Le travail des nuages – Fanny Salmeron

Le travail des nuages - Fanny Salmeron

Eloïse, à tente ans, aimerait bien que sa vie soit une réussite. Mais comment le savoir, à quoi la comparer, quelles sont les échelles de valeurs d’une vie, est-ce que ça se note de zéro à dix ? De zéro à vingt, de zéro à cent ? Est-ce que la moyenne c’est acceptable ? (…) Comment ça se mesure le bonheur ?

Extrait de La note – p 137

J’avais adoré le premier roman de Fanny Salmeron. Alors forcément j’attendais le second avec impatience.

Il est sorti le 25 août. Mais j’ai triché un peu, car elle me l’a envoyé quelques mois en avance. Et c’est terrible car malgré toute la volonté que j’avais prévu de mettre pour le faire durer un peu, je l’ai dévoré lu d’un trait. Mais relu aussi du coup, à la bonne date. Parce que toujours cette façon d’écrire si particulière, imagée, évidente…

C’est très beau, doux, ça parle d’éoliennes, de nuages, d’un frère et d’une sœur, d’un grand amour.
C’est dur parfois, souvent mélancolique, mais toujours beau.
Ça ne se décrit pas vraiment, ça s’apprécie à chaque ligne.
On n’a envie d’en sauter aucune, de se rappeler de plein de passages.

Et puis il est joli ce livre : il y a des petits nuages entre les chapitres.

Je crois que ce sera mon prochain cadeau à faire de façon récurrente ». C’est même sûr.

Quatrième de couverture

Année Zéro, Éloïse a quatorze ans et tombe amoureuse d’Andrea. Mais Andrea est fiancé à une autre. Ce sont des choses qui arrivent. De l’année zéro jusqu’à l’année seize, dans la vie d’Éloïse et de son petit frère Milan, il y aura des rencontres, des espoirs, un petit chat noir, une chanson de Barbara, des bonbons crocodiles, des voyages et des nuages par-dessus. Ils apprendront comment grandir le cœur serré sans jamais s’arrêter de regarder le ciel.

» La playlist De la musique pour les crocodiles à écouter en parallèle
» Fanny Salmeron sur Facebook

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08août

39 ans 1/2 pour tous – Philippe Dumez

39ans 1/2 pour tous - Phillipe Dumez

Philippe Dumez écrit sur le rock à la première personne du singulier. Dans 39 ans 1/2 pour tous, c’est sous la forme du souvenirs évocateurs empruntée à Pérec qu’il décrit une vie au rapport proprement existentiel à la musique. 510 souvenirs composant une autobiographie musicale dans laquelle la musique n’apparaît pas comme la simple bande-son d’une existence mais comme son principal moteur, où l’intime se fait le révélateur de 39 ans ½ d’une histoire culturelle commune.

La première fois que j’ai entendu parler de Philippe Dumez c’était parce qu’il fermait son blog et en ouvrait un nouveau. Je ne sais plus très bien pourquoi cette nouvelle m’avait marquée, puisque je ne connaissait pas du tout ce Monsieur, mais il n’empêche que j’ai immédiatement accroché à son style de micro-blogging et le lit quotidiennement depuis lors.

Quand son livre 39 ans 1/2 pour tous est paru, je me le suis donc évidemment procuré.

Honnêtement pour tout amoureux de la musique c’est un livre à lire. Ce sont les souvenirs d’un vrai passionné et pour les (encore un peu) jeunes comme moi, c’est une mine encyclopédique d’anecdotes diverses et qui retrace l’évolution des supports et de la consommation de la musique. Et puis au détour des anecdotes, j’avoue m’être reconnue ou avoir reconnu des lieux (Parallèles) et personnages (le photographe aux lunettes noires du #486) toujours d’actualité.

Morceaux choisis :

32 – Je me souviens de la différence de qualité entre les grandes ondes et la FM : c’est comme sortir la tête de l’eau.

56 – Je me souviens d’avoir battu le pavé du XVè arrondissement en chantonnant « Quand la musique est bonne » de Jean-Jacques Goldman et m’être senti absolument invincible.

109 – Je me souviens d’avoir longtemps médité une phrase tirée du second album de Tears For Fears: We are paid by those who learn by our mistakes.

125 – Je me souviens de l’amputation dont sont victimes les doubles albums pour tenir sur un seul CD. Je me demande qui prend la décision de désigner les chansons qui vont passer à la trappe.

126 – Je me souviens de l’immunité dont bénéficie le Double blanc des Beatles alors que c’est l’occasion idéale de se débarrasser une fois pour toute de « Ob-La-Di, Ob-La-Da ».

237 – Je me souviens qu’il y a tellement de stickers (4 f Télérama, Choc du Monde de la Musique …) sur la pochette de Grace, qu’on voit à peine la gueule d’ange de Jeff Buckely. Il est déjà noyé… sous les compliments.

421 – Je ne me souviens pas de mon premier fichier Mp3 téléchargé, contrairement au premier 45 tours que j’ai acheté.

422 – Je me souviens du Mp3 comme d’un retour à la culture du single, de la chanson prise en tant qu’unité autonome. (…)

429 – Je me souviens d’avoir retrouvé sur certains blogs le ton des fanzines que je lisais au début des années 90 : des choix portés par la passion, un sommaire indépendant de l’actualité et surtout un incomparable sentiment de proximité. C’est juste un peu moins pratique à lire aux toilettes.

461 – Je me souviens qu’à l’apparition du CD, je perds la connaissance des titres des chansons. Elles sont réduites à leur plus simple expression: leur numéro. Et puis, dix ans plus tard, avec l’apparition du Mp3, je n’ai plus aucun repère : plus de titre, plus de numéro. C’est à peine si je connais le nom du groupe.

483 – Je me souviens de cette phrase lue dans Libération : « Le rock, c’est quand les souvenirs sont devant soi« . Elle me plaît tellement que je m’en sers comme signature de mail, même si je demeure encore aujourd’hui incapable de l’expliquer.

» Se procurer 39 ans 1/2 pour tous, pour la modique somme de 12€ (FP inclus)
» Le (très bon) blog de Philippe Dumez

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19juil

La constellation d’Alice (déréliction assistée) – Fanny Salmeron

La constellation d'Alice

Un jour je suis allée voir un concert sur une péniche.
Et en toute première partie, il y avait cette fille en robe qui a fait une lecture.
Je connaissais déjà un peu ses écrits, et attendais à l’époque avec impatience la sortie de son premier roman.

Le texte lu ce soir-là m’avait touchée, mais j’en avais toujours gardé un souvenir confus, sans même me souvenir du titre.

Aujourd’hui, j’ai (enfin) pu relire cette nouvelle.
Cela s’appelle La constellation d’Alice (déréliction assistée), et c’est très beau.

Elle a l’air de chercher quelqu’un, vous voulez lever la main pour dire « je suis là « .
Plus tard vous saurez qu’elle ne cherchait personne, c’est le regard qu’elle a tout le temps. Elle a tout le temps l’air de chercher quelque chose. Ça ne sera jamais vous. Jamais. Sachez-le.

» Lire La constellation d’Alice (déreliction assistée) sur Facebook

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Son deuxième roman, Le travail des nuages, arrive en septembre et il est superbe. J’en reparlerai d’ici là ;)

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04avr

Lennon – David Foenkinos

Lennon - David Foenkinos

C’est curieux de lire un roman en forme de biographie de quelqu’un de connu. Surtout si tout paraît extrêmement crédible. Car le cadre est familier, puisque le personnage central est John Lennon, et que toutes les grandes dates qui rythment le récit sont réelles.

David Foenkinos a choisi de situer son roman entre 1975 et 1980, lorsque Johnn Lennon s’est retiré de la vie médiatique. Et de ce point d’ancrage, le John Lennon du roman va revenir sur sa vie et sa carrière, au travers de séances chez un psy. Le tout sous l’excellente (vraiment) plume de David Foenkinos.

Comme le récit, très documenté, est bourré de références réelles, datées et avérées, on se surprend très vite à oublier qu’il s’agit d’un roman et à avoir l’impression de découvrir l’histoire des Beatles via le regard de leur leader souvent dépassé par tout ça.

Pour ma part, née quelques années après la mort de Lennon, je n’ai toujours écouté les Beatles que distraitement, avec quelques souvenirs d’enfance liés « au double blanc » qui trônait dans la collection de vinyl de ma mère, mais sans plus.

C’est un peu comme tous ces groupes qui ont marqué l’histoire: quand on arrive après, on ne sait pas très bien par où commencer pour apprivoiser leur œuvre … donc au final on ne la connaît que partiellement, en la découvrant au fil des références croisées en chemin.

Ce roman m’a donné vraiment envie de m’intéresser aux Beatles, en commençant par le début, dans l’ordre, sans passer par les best-of.

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Petite mention pour Ally, dont cet article m’avait donné envie de lire ce livre ;)

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06fév

Just Kids – Patti Smith

Ma préférence allait à l’artiste qui transforme son temps, plutôt qu’à celui qui se contente de le refléter.

Just Kids n’est pas un récit de la carrière de Patti Smith en tant que chanteuse.
C’est un récit de l’Avant. De tout ce qui l’a conduite à devenir la chanteuse que l’on connait.

Et c’est aussi et surtout l’histoire de son amitié avec le photographe Robert Mapplethorpe : le livre s’ouvre et se ferme sur la mort de celui-ci.

Au fil des pages, nous sommes plongés au cœur de l’histoire de la musique des années 60-70, car au hasard de leur pérégrinations Patti et Robert vont croiser la route de Jimi Hendrix, Janis Joplin, Bob Dylan … tout au fil du récit, de grandes figures apparaissent ainsi, ancrant celui-ci solidement dans une époque qui nous apparaît aujourd’hui comme fascinante, pour tout ce qu’elle porte en elle comme richesse musicale.

Mais Just Kids n’est pas vraiment un récit musical, pendant les 3/4 de celui-ci, Patti Smith évolue plutôt dans l’univers du dessin et de la photo, puis de l’écriture de poèmes. L’enregistrement de Horses, son premier album, n’est évoqué qu’en toute fin du livre.

Pour en savoir plus, cet article des Inrocks décrit très bien Just Kids.

L’idée que nous naissons dans un monde où tout a été organisé par ceux qui nous précédent m’a immédiatement paru oppressante.

Patti Smith c’est une artiste qui a toujours fait partie de ma vie : le vinyl d’Horses a traîné sur la platine de ma mère toute mon enfance, et la photo de sa pochette est un visuel qui m’est donc extrêmement familier.

Et même si malgré cela, je connais très mal sa discographie, ne me suis jamais penchée sur ses textes (l’éternel problème des chansons qui vous bercent en yaourt pendant des années et qu’une fois à l’âge de les comprendre, vous ne prenez pas le temps de faire basculer le yaourt en mots), il y a quelques chansons font partie de mes préférées : Dancing Barefoot, Because the night (que je reprends souvent à la guitare), People have the power ….

Pour toutes ces raisons, ce livre m’a complètement passionnée, et si l’on ajoute à cela le style d’écriture de Patti vraiment agréable, et bien vraiment, il vaut la peine que l’on s’y plonge ;)

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23nov

Sans contrefaçon – Pascal Nègre

Pascal Nègre - Sans contrefaçon

Autant le dire d’emblée : je l’ai trouvé très bien ce Sans contrefaçon.

D’abord parce qu’en termes de vulgarisation des rouages du marché, ce livre est vraiment très bien fait. En défendant l’utilité de son métier, Pascal Nègre se place en pédagogue sur le sujet : exemples concrets, ton du discours simple… on ne s’ennuie pas une seconde, même lorsqu’il est question de comptes d’exploitations détaillés. Les rôles de chacun des intervenants du marché sont clairement expliqués, la lumière est faite sur de nombreuses affaires qui avaient été relayées dans la presse … Même en connaissant les mécanismes, c’est intéressant de les voir expliqués de la sorte.

L’introduction, où Pascal Nègre raconte son parcours est également très intéressante : c’est le récit d’un passionné qui démarre par le terrain, et qui, époque aidant, grimpe rapidement les échelons avec toujours cette passion au ventre. Et c’est ce que je retiendrai vraiment de ce livre : la notion de passion, omniprésente, et moteur de beaucoup de choix et d’envie de défendre des artistes.

Tout au fil des chapitres, il y a pas mal d’idées et d’analyses vraiment bien vues glissées à droite à gauche; quelques exemples qui m’ont particulièrement marquée :

Quel est notre premier besoin quand nous écoutons de la musique ? Monter le son, bouger, chanter ou fredonner. (…) Et si l’on monte le son c’est que l’on est touché par la musique avant toute question de bon goût, de distinction ou de liceité culturelle. Monter le son n’empêche pas d’être ému par le texte ou de reconnaître une grande composition novatrice culturellement. [p 90]

Les artistes n’ont plus la même aura. Les ventes de disques se sont effondrées. Mais les artistes se sont effondrés plus encore. [p 245]

Une part de la culture populaire demeure très fétichiste – au sens noble du terme – et n’est pas satisfaite dans l’univers numérique. [p 258]

La Théorie du restaurant Vietnamien : plus grand est le choix, plus le consommateur réduit le sien; plus il est réduit, plus le consommateur varie le sien. [p 265]

Alors évidemment, on pourrait apporter comme nuance que ce livre sonne tout de même « très mise en avant d’Universal » et a un point de vue forcément subjectif . Il faut donc garder à l’esprit un recul et une objectivité face à certains propos en le lisant.

Mais il n’empêche: ce livre est très bien.

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A noter également que c’est le premier livre que je croise doté d’un code unique permettant d’accéder à un site privé pour poursuivre la discussion. Après l’opendisc, l’openbook ? hehe

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26août

Patrick Cauvin, et quelques souvenirs de lecture

Patrick Cauvin, et quelques souvenirs de lecture

Il y a quelques jours j’ai appris la mort récente de Patrick Cauvin.

Cela m’a plongée dans une sorte de douce nostalgie : certains de ses livres font partie de ceux que j’ai le plus lus durant mon adolescence. A l’époque où j’avais le temps de relire de nombreuses fois mes livres préférés, un peu comme on regarderait plusieurs fois le même film.

Comme beaucoup, j’ai fait partie des lecteurs d’E=mc² mon amour et me suis laissée prendre par le récit des amours contrariées de ces deux enfants surdoués. Ce fût ma porte d’entrée dans son univers.

Et puis me sont passés entre les mains L’amour aveugle, Monsieur Papa, Présidente, Pythagore je t’adore … et en regardant dans ma bibliothèque, je me suis rappelée d’autres titres, dont j’avais oublié qu’ils étaient de lui aussi : Laura Brams, Haute-Pierre, Théâtre dans la nuit. Chaque couverture me rappelant de nombreux souvenirs …

C’est fou comme certains auteurs peuvent vous marquer, finalement.

Alors j’ai relu Monsieur Papa.

Ce génial récit qui emprunte le ton d’un enfant de 11 ans plein d’humour et doté d’une imagination sans limites. Un livre qui n’a pas pris une ride, même s’il nous plonge dans un décor de la fin des années 70, et dont les phrases familières me font toujours autant sourire. (Pour lire un extrait » hop).

Ce roman se termine par la phrase :« Dehors, le soleil ruisselait sur les boulevards ». Une jolie image, que je vais laisser flotter pour finir ce post ;)

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