Archive pour novembre, 2010
Une leçon de cinéma avec Guillaume Canet

Troisième leçon de cinéma au ciné Gaumont Parnasse. Après Catherine Frot – où j’avais été – et Marina foïs, c’est au tour de Guillaume Canet de se plier à l’exercice. Alors évidemment, puisqu’on me proposait une place pour cet évènement archi-complet, j’ai sauté sur l’occasion.
Pour deux raisons : déjà parce qu’en soit j’aime beaucoup le travail de Guillaume Canet, et aussi parce que mine de rien j’ai quand même passé un an en master de production cinématographique à décortiquer tous les contrats de Ne le dis à personne. D’où un affectif particulier pour ce film et son réalisateur.
Bref me voilà donc en ce jeudi 25 novembre dans une salle de cinéma, deux fois plus grande que pour les deux éditions précédentes, et deux fois plus pleine donc, à attendre l’arrivée de Guillaume Canet. Avec la très bonne BO des Petits mouchoirs subtilement glissée en fond sonore.
Il est apparu tout emmitouflé dans une grosse parka, chapeau sur la tête. L’air un peu ailleurs. Il l’expliquera plus loin: beaucoup de travail, peu de sommeil, un retour des États-Unis … mais il est ravi d’être là.
Et s’ensuivirent 3 heures passionnantes, axées sur ses réalisations, mais également sur ses expériences en tant qu’acteur. La discussion, menée par François Brégaudeau, fût dense, drôle, instructive. Guillaume Canet y est apparu sous un jour vraiment sympathique et surtout comme un véritable passionné qui se donne complètement.
Ces Leçons de cinéma sont décidément très intéressantes. La prochaine aura lieu le 13 décembre, avec Nathalie Baye, toujours au Gaumont Parnasse. Un rendez-vous mensuel qu’il ne faudra point rater s’il perdure l’année prochaine
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Pour ceux que le détail intéresserait, voici un résumé (en gros) des points abordés pendant la soirée :
Guillaume Canet acteur
Même en s’étant lancé dans les Cours Florent, Guillaume Canet s’est toujours vu metteur en scène. Par ce biais, il voulait « comprendre le métier d’acteur » afin de mieux les diriger par la suite.
Le film qui l’a propulsé dans les médias fût La Plage. Mais n’ayant pas voulu spécialement être connu, et ne considérant pas que sa performance dans ce film était inoubliable, il n’a pas joué le jeu du star-system et s’est retrouvé sans propositions pendant un an.
Et puis Vidocq est arrivé. Un film dont il parle comme de sa « pire expérience », pour avoir eu l’impression particulière dans ce film d’être une imposture.
« Les critiques en tant que réalisateur ne me touchent pas car je sais que j’ai fait de mon mieux. Alors qu’en tant qu’acteur, j’ai toujours l’impression que quelqu’un d’autre aurait pu faire mieux ». Une éternelle insatisfaction qui ne le quitte apparemment jamais quand il s’agit de son jeu d’acteur.
Guillaume Canet réalisateur
Courts-métrages
Avant son premier long métrage, Guillaume avait mis à profit les tournages des films où il était acteur, pour tourner quelques courts-métrages, en récupérant la pellicule et en demandant aux équipes de rester 2 jours de plus. Débrouillard dès le début !
Mon idole
Si ce premier film parle de notoriété et d’illusion, de « ce que les gens sont prêts à faire pour être célèbres » ce n’est pas anodin : l’après La Plage y est pour beaucoup.
Un film pour lequel Guillaume relatera qu’ils se sont beaucoup amusés à l’écrire et à la tourner, « même si diriger une équipe déguisé en lapin n’est pas simple ».
L’extrait diffusé – un long plan séquence au début du film -, fera dire à Guillaume qu’« un premier film c’est touchant car on se cherche dans la technique ».
Ne le dis à personne
Extrait 1 – Poursuite
Pour cette scène complexe, seulement 5h de tournage, pour lesquels le périphérique a été bloqué, ce qui n’avait jamais été fait auparavant.
Mathieu Chédid, qui a composé la bande originale du film en live, fera une seule pause : cette séquence.
Car il était parti sur une musique d’action, or « il ne court pas pour échapper aux flics, mais parce qu’il a un rendez-vous ». Une remarque qui permet de voir l’importance que Guillaume accorde au développement minutieux de la psychologie de ses personnages.
Extrait 2 – Dénouement
Si la scène est extrêmement lente, c’est voulu car « jouissif. La lenteur suscite une excitation de savoir qu’ils vont donne les réponses ».
A propos de François Cluzet, Guillaume citera une phrase d’Audiard : « Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière ». « La force d’un casting c’est de proposer un rôle à un acteur à un moment juste de sa vie : ce fût le cas pour Cluzet et ce film ».
Les petits mouchoirs
A la question de savoir si on peut s’attendre à un tel engouement – 4,7 millions d’entrées à date -, Guillaume répondra qu’« on l’espère, mais on a du mal à imaginer les gens réceptifs sur un truc si personnel ».
On apprendra également, qu’il a failli jouer le rôle de Laurent Laffite, mais qu’il a renoncé car c’était impossible en dirigeant 8 comédiens. Surtout que le tournage avait lieu dans la continuité pour leur offrir plus de liberté de jeu, donc à plusieurs caméras. Un tournage qu’il qualifiera d’ailleurs de « bordel monstre » à gérer.
Pour lui, le plan séquence qui introduit le film est une métaphore de l’histoire du film : « il y a un flottement puis une interruption violente, ce plan signifie une continuité fracturée, avec le début d’une autre vie ». Il paraît qu’il n’y a qu’un seul raccord sur les 5 minutes … à trouver !
Au sujet de la scène finale, dont beaucoup de critiques ont reproché la longueur, il expliquera que pour lui c’était « impossible de régler ça en 5 minutes. Le film parle d’un état : savoir si on est capable de se remettre en question. Les témoignages sont une manière de comprendre ce qu’ils ont raté et que dans ce malheur ils vont apprendre quelque chose. C’est une émotion que l’on ressent ou pas, mais j’assume complètement la fin ».
Projets
Guillaume vient de terminer le scénario, co-écrit avec James Gray, du remake américain des Liens du sang, où il jouait avec François Cluzet. « L’une des premières fois où en lisant un scénario, j’ai eu envie de le réaliser ».
Tournage l’an prochain.

Les productions de La Moufle
C’est pas un truc méga tout neuf genre scoopesque.
Mais il n’empêche qu’ils sont fort drôles.
Ils sont surtout deux (Honorine Crosnier et Nicolas Ratiéville), mais parfois avec des invités.
Ils font des toutes mini-vidéos super courtes.
Et je ne m’en lasse pas.
J’aime le sport
J’aime le sport #2 dans leur série TV « Mylène et son Garçon »
Comment manger un Monster Munch sans faire de bruit
Et en plus ils dansent sans égratigner leur image sur ma chanson préférée de quand j’avais 14 ans.
» Toooooutes les vidéos
» le Facebook de La Moufle
» Mylène et son Garçon

Sans contrefaçon – Pascal Nègre

Autant le dire d’emblée : je l’ai trouvé très bien ce Sans contrefaçon.
D’abord parce qu’en termes de vulgarisation des rouages du marché, ce livre est vraiment très bien fait. En défendant l’utilité de son métier, Pascal Nègre se place en pédagogue sur le sujet : exemples concrets, ton du discours simple… on ne s’ennuie pas une seconde, même lorsqu’il est question de comptes d’exploitations détaillés. Les rôles de chacun des intervenants du marché sont clairement expliqués, la lumière est faite sur de nombreuses affaires qui avaient été relayées dans la presse … Même en connaissant les mécanismes, c’est intéressant de les voir expliqués de la sorte.
L’introduction, où Pascal Nègre raconte son parcours est également très intéressante : c’est le récit d’un passionné qui démarre par le terrain, et qui, époque aidant, grimpe rapidement les échelons avec toujours cette passion au ventre. Et c’est ce que je retiendrai vraiment de ce livre : la notion de passion, omniprésente, et moteur de beaucoup de choix et d’envie de défendre des artistes.
Tout au fil des chapitres, il y a pas mal d’idées et d’analyses vraiment bien vues glissées à droite à gauche; quelques exemples qui m’ont particulièrement marquée :
Quel est notre premier besoin quand nous écoutons de la musique ? Monter le son, bouger, chanter ou fredonner. (…) Et si l’on monte le son c’est que l’on est touché par la musique avant toute question de bon goût, de distinction ou de liceité culturelle. Monter le son n’empêche pas d’être ému par le texte ou de reconnaître une grande composition novatrice culturellement. [p 90]
Les artistes n’ont plus la même aura. Les ventes de disques se sont effondrées. Mais les artistes se sont effondrés plus encore. [p 245]
Une part de la culture populaire demeure très fétichiste – au sens noble du terme – et n’est pas satisfaite dans l’univers numérique. [p 258]
La Théorie du restaurant Vietnamien : plus grand est le choix, plus le consommateur réduit le sien; plus il est réduit, plus le consommateur varie le sien. [p 265]
Alors évidemment, on pourrait apporter comme nuance que ce livre sonne tout de même « très mise en avant d’Universal » et a un point de vue forcément subjectif . Il faut donc garder à l’esprit un recul et une objectivité face à certains propos en le lisant.
Mais il n’empêche: ce livre est très bien.
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A noter également que c’est le premier livre que je croise doté d’un code unique permettant d’accéder à un site privé pour poursuivre la discussion. Après l’opendisc, l’openbook ? hehe

Inked project
Il y a des projets photos sur lesquels vous tombez un peu par hasard qui vous séduisent d’emblée.
Celui-ci, l’Inked project, a été lancé par la blogueuse Balbc.
Un projet qui parle de mains, de mots, de ce qu’on est ou de ce qu’on cache, de régression un peu, de cabotinerie parfois et de douceur souvent.
Et au rendu vraiment beau, avec des mots et des mises en scènes vraiment sympa !
Et forcément, je suis obligée d’emprunter celle-ci

Mini-chroniques : Cocoon, AaRON, June & Lula
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Cocoon – Where the oceans endTerrain pas totalement inconnu à la base, puisqu’en fin de tournée plusieurs titres avaient été dévoilés … la découverte sera donc surtout dans les arrangements, et le moins que l’on puisse dire c’est que sur ce plan là Where the oceans end est un complet petit bijou. La plus belle surprise sera Dee Doo, une chanson qui détonne dans l’univers de Cocoon, pour le « riff » de piano principal et aussi parce que c’est Morgane qui chante en lead. Une fois cette chanson écoutée, il est difficile de s’empêcher de l’écouter en boucle pour passer aux suivantes … Si ce n’est pas le second single franchement ! Dans les meilleurs titres également : The Best I can (titre bonus), Comets, Yum Yum (pour sa montée lente et sa fin cinématographique), Dolphins … |
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AaRON – Birds in the StormPour découvrir cet album, j’avais fait les choses bien. J’étais allée l’acheter le jour de sa sortie, avais étudié la -superbe – pochette de l’édition limitée avec attention et attendu le soir pour l’écouter avec attention. Dans le noir au casque. Ludlow L, belle intro d’album et puis terrain familier avec les deux premiers extraits parus sur le web: Rise et Seeds of Gold. Mais avec Waiting for the wind to come les choses se sont corsées, j’ai vraiment grimacé à l’écoute de ces mmmmm. De même qu’avec les premières phrases d’Inner Streets, où la voix de Simon se fait gémissante. Et au final j’ai vraiment avancé à reculons dans cet album. Qui m’a laissée une impression très mitigée. Mais il y a de très belles choses dedans: Ludlow L donc, qui est devenue ma préférée, et puis Seeds of Gold, Arm your eyes, Passengers … En live, j’ai finalement eu la même impression, mais avec de bonnes surprises tout de même donc peut-être qu’il faut juste un long temps d’adaptation … |
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June & Lula – Sixteen TimesOn lit beaucoup à leurs sujets « deux voix subliment entrelacées », et c’est en effet ce qui décrit le mieux leur musique. Qui n’a en soit rien de novateur, puisqu’elle reprend les codes des standards americana bien folk, avec des sonorités country dans leur plus pure tradition. Mais ces deux voix se mêlent vraiment avec des harmonies qui laissent parfois sans voix devant tant de justesse / beauté. L’exercice est particulièrement saisissant sur un titre comme The clown ! Je serais vraiment curieuse de voir ce que ça donne en live … En revanche, leur premier single My Girl, musicalement très chouette a de quoi surprendre dans le texte ! Il est tout de même assez fortiche côté parlé cru … |














