Échappée pyrénéenne

Se planifier une échappée montagnarde comme les année précédentes (cf ici ou ).

Se dire qu’on peut tenter le niveau supérieur puisque l’année écoulée fut plutôt sportive.

Réaliser assez vite que si l’on peut tenir la durée et le dénivelé, tenir le rythme est une autre affaire.

Oublier la règle de base de protéger ses pieds le premier jour. Revenir avec des ampoules déjà percées. Remarcher tout de même. Serrer les dents. Revenir chaque soir avec des plaies de plus en plus infectées malgré compeed, pansements, elasto, et enrubannages complets.

Tomber en descente, s’érafler un peu partout. Superficiellement, mais pile le jour de la nuit en refuge. En Espagne. Soins sommaires. Hématomes en vue. Mais quand la nuit tombe sur cet endroit perdu des montagnes espagnoles où rien ne capte, se dire que malgré le fait que tout ton corps te brûle, tu es bien. Déconnexion absolue. Recentrage sur l’essentiel.

Serrer à nouveau les dents pour rentrer en France. Dévalisage pharmaceutique. Dernier jour. « Seulement » 1200m de dénivelé positif au programme. Impossible de faire un pas. Chauffer les blessures, passer le cap où la douleur s’apprivoise. Dernier sommet, dernière descente.

Reposer pour de bon ses chaussures de marche. Moment debrief. Le guide qui glisse « pour tenir pareille semaine avec les pieds dans cet état, fallait un sacré mental… ». Le prendre comme une victoire. Et constater que même en repartant avec l’impossibilité claire et nette du port de tout type de chaussures pour un moment, tout ce qui je retiens de cette semaine hors de tout, c’est justement ce côté hors de tout. L’espace. L’immensité calme.

Sacré bol d’air.

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