Julie Zenatti au Ciné 13

Depuis mi-mai et jusqu'au 30 juin, Julie Zenatti chante tous les dimanche au Ciné 13, petite salle intimiste de Montmartre.
- Date : 09.06.2013
Lorsque Julie Zenatti annonce qu'elle nous invite dans son salon à l'occasion d'une série de concerts au Ciné 13, ce n'est pas qu'une métaphore pour évoquer le décor. Non, tout est chiné et bricolé avec soin et personnalité, il se dégage un naturel étonnant de la mise en scène et l'on a véritablement l'impression d'être dans son salon.
Jusqu'à la dernière minute, artiste et invité(e)s s'activent dans la bonne humeur et la frontière est mince entre la fin de l'après-midi et le début du concert.
La salle est comble, on devine les habitués venus aux dates précédentes et l'on comprendra rapidement pourquoi il fait bon revenir : à chaque soir son thème et sa setlist. Julie Zenatti pioche dans son répertoire (6 albums), l'agrémente de reprises, de duos avec invités, glisse de nouvelles chansons ...
Ce soir la thématique tourne autour de l'âge et a pour titre "J'ai 15 ans". "J'en ai marre d'être une vieille chanteuse" déclarera avec humour Julie Zenatti pour introduire le concert, avant d'interpréter magistralement Killing me soflty, la chanson de ses 15 ans. Se glisseront ensuite dans la setlist quelques clins d’œil : une reprise de Et alors de Shy'm puisque c'est ce qu'écoutent les 15 ans d'aujourd'hui et un joli duo avec Pauline sur L'âge que j'ai, toutes deux agenouillées sur la scène.
Seul un pianiste, Medhi, accompagne Julie Zenatti et cela donne aux chansons une atmosphère d'autant plus intimiste qui leur sied bien : on redécouvre les anciennes dans leur forme la plus simple, et l'on découvre les nouvelles en ce concentrant sur la mélodie et le texte, comme la très jolie Les revers, "les vraies victoires faut s'y faire ne sont jamais vraiment celles que l'on espère".
D'autres invités viendront participer : le rappeur Sako pour Fais moi confiance, comme sur l'album La boîte de Pandore; et Rose qui chantera son single Et puis juin dans une jolie version réaménagée par Julie Zenatti avec un final plein d'humour (à la fois préparé et involontaire).
Les interludes sont souvent fort amusants, Julie n'hésitant pas à dialoguer avec le public et inciter celui-ci à participer (pour les chœurs de Belle la vie par exemple) ou faire tourner une bonbonnière, humorisant allègrement sur sa condition de chanteuse à voix (dans la lignée de cette vidéo), invitant des "cobayes" à la rejoindre sur scène ...
Toutes ces petites touches font de ce concert un moment très agréable, mais le principal n'a pas encore été évoqué : sa voix justement.
Impressionnante d'amplitude, maîtrisée jusqu'au moindre détail, émouvante souvent ... si parfois Julie Zenatti la laisse partir en ad lib final de façon exprès démonstrative (et donc amusante au passage), elle sera aussi par moments particulièrement touchante. On retiendra cette interprétation très intense de Le sort du monde, l'interprétation tout en retenue de Je te manque avant la lente et superbe montée et puis bien sûr Et si je m'en sors, très touchante; entre autres jolis moments.
Et si l'on avait encore des doutes sur sa virtuosité vocale, c'est avec une puissante interprétation d'I will always love you que Julie Zenatti clôturera ce dimanche...
Un chouette moment que ce concert au Ciné 13 et l'on en ressort charmé par le concept et, si ce n'était pas déjà fait avant de venir, par l'artiste.



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» Idriss El Medhi
Christine and the Queens – Nuit 17 à 52
Décidément plus l'univers de Christine and the Queens se précise, plus il devient intéressant !
La quadruple performance d'actrice de "Christine" est complètement fascinante ...
Décrire le clip ne serait que pauvres paraphrases par rapport au joli texte qui accompagne celui-ci (suffisamment rare pour être souligné), alors je le laisse parler de lui-même :
Unité de lieu pour grand désordre intérieur.
Christine and the Queens, seule à plusieurs…La chanson Nuit 17 à 52 est arrivée un soir, comme de nulle part, pour raconter les nuits marquantes d'un amour perdu, nuits tendres ou nuits terribles. Avec de faux airs de classique.
Mais avec Christine, les classiques ont toujours quelque chose d'étrange.Comme cette chambre d'hôtel parisien, presque surannée, et ces personnages qu'on aurait déjà croisés dans un vieux film : L'élégante, la jeune fille, le jeune homme, le groom.
Mais voilà, Christine est partout, et joue tous les rôles ; début du vertige.
On pense aux portraits de Cindy Sherman. A chaque fois grimée, différente et pourtant là, de photographie en photographie.
Prêter son corps à tant de personnages, et avec un tel abandon, qu'est-ce que cela signifie ?
Où est Christine ?
Qui désire-t-elle ?
Est-ce un refus de choisir entre toutes les identités possibles,
Ou est-ce une malédiction ?Ce qui importe n'est pas tant la découverte des amants, la dispute, le chagrin puis les étreintes, mais ce visage commun, à la fois ludique et terrifiant, qu'on ne lâche jamais, qu'on regarde se métamorphoser.
Puis de nouveau la chambre, vide et calme.
Que s'est-il vraiment passé ?
Comme avec un amour perdu, il nous reste une sensation d'ivresse, une certaine tristesse.Et si j'avais tout rêvé ?
- Christine and the Queens
» Lire la chronique de l'EP "Nuit 17 à 52"
» www.christineandthequeens.com
Rencontre avec KT Tunstall

CHRONIQUE
Invisible Empire // Crescent Moon est le 4ème album de KT Tunstall et marque un virage dans sa carrière. Pas seulement musicalement, car c'est plutôt une remarque qui aurait mieux qualifié son prédécesseur Tiger Suit, sur lequel elle s'aventurait dans des sonorités electro pop inattendues; mais un tournant parce que l'on découvre KT Tunstall sous un jour complètement intimiste, plus personnel : pour la première fois elle semble se dévoiler véritablement.
On observe un retour à la simplicité, avec des sons plus acoustiques, comme un retour à l'essentiel : sur la première partie de l'album, Invisible empire, les arrangements sont délicats, presque effacés pour laisser plus de place à la voix de KT Tunstall, dont l'on redécouvre la beauté et qui se fait parfois particulièrement poignante, comme pour la sublime Yellow Flower.
Sur Crescent Moon, l'ambiance change subtilement, les instruments sont plus présents, et des interludes très électriques et planants s'y glissent (Waiting on the heart, Crescent Moon) donnant une toute autre couleur à cette seconde partie.
Enregistré à Tucson (Arizona), l'ensemble est très marqué de sonorités américaines, allant bien au-delà des touches folk teintée de country qui faisaient partie de son univers jusqu'ici: le riff dansant d'Old man song, les guitares de Waiting on the heart et Feel it all, premier extrait de cet album, dont le riff et la mélodie du couplet sonnent durement et très américana, contrastant avec la douceur du refrain ...
L'album se termine avec No better shoulder, une chanson où la voix de KT Tunstall sonne comme on l'entend rarement, grave, profonde avant d'être complètement emportée par la montée instrumentale que l'on sent gronder doucement en arrière plan avant que celle-ci ne prenne le lead pour donner un second souffle à la chanson, clôturant magistralement ce très bel Invisible Empire // Crescent Moon.
RENCONTRE

HollySiz – Come back to me
Cela fait un bon moment qu'on attendait que la sortie du premier album d'HollySiz se profile pour de bon à l'horizon... les maquettes postées à droite à gauche commençaient à devenir frustrantes !
Et donc le voici ce premier extrait, Come back to me, accompagné d'un clip réalisé par Hugo Gélin (Comme des frères).
Le moins que l'on puisse dire c'est que si déjà la chanson était entraînante, avec ce clip impossible de rester assis !
Un petit air de Flashdance, non ?
Et également de ce clip de Robyn, comme me le fait remarquer Céline #merci
Premier album "My Name Is" à paraître en septembre 2013
» http://www.hollysiz.com
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[Aparté] Ressortons au passage cette vidéo : Dance like nobody's watching [/fin de l'aparté]
Playlist Mai 2013

Le principe est simple: récapituler les chansons qui ont tourné souvent dans mon iPod au cours du mois précédent. Sans trop de censure donc en général c’est assez éclectique ! Et idéalement avec un lien pour l’écouter, et quelques mots d’explications.
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// NOUVEAUTE // un player en bas de page permet de tout écouter sans avoir à cliquer sur les liens
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Adanowsky - Sexual Feeling
Parce que je n'ai jamais vraiment écouté Adanowsky mais j'aime bien l'esprit qui se dégage de cette chanson.
John Grant - It Doesn't Matter To Him Ft. Sinead O'Connor
L'entendre par hasard au bureau, tomber en arrêt, demander le nom, l'écouter en boucle.
Emmanuel Moire - Beau malheur
Parce que "Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré / Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé / Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher / Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé", c'est vraiment bien trouvé.
Lana Del Rey - Young and beautiful
Toujours quelque chose de magnétique chez Lana Del Rey ...
Gabrielle Aplin - Panic cord
Parce qu'elle a une voix toute mignonne.
David Bowie - The next day
Parce que sans tout ce ram dam autour du clip je serais sûrement passé à côté de cette chanson, assez dingue.
St John's International School - Wind Song
Parce que j'ai trouvé ça cool que dans Les Gamins, la BO ne soit composée que de morceaux repris par des enfants.
Hologram - Absolute Zero
Parce que parfois il y a des coups de cœur absolus qui ne s'expliquent pas...
Christine and the Queens - Photos souvenirs
Parce que j'avoue avoir découvert l'originale après et la trouver beaucoup moins bien. Celle-ci est extraite de son nouvel EP, excellent.
She & Him - Sunday girl
Parce qu'il est IMPOSSIBLE de ne pas rire à partir de 1min38. Même Blondie s'en sortait mieux.
Marie-Flore - Waste of time
Parce que la voix de Marie-Flore s'y durcit et que ça lui va bien.
Mayra Andrade - We used to call it love
Parce que c'est une chanson toute jolie, lumineuse.
Daft Punk - Get lucky & Instant Crush
Aucune originalité, mais forcément à force de les entendre partout ...
Jack White - Love is blindness
Parce que cette version prend aux tripes ... l'ambiance de celle-ci me parle complètement.
Amy Winehouse - You know I'm no good
Parce que je me suis replongée dans cette chanson et que le décalage texte/détachement vocal est vraiment intéressant.
Hanson - Already home
Ok ok j'en case discrétos tous les mois, et en plus c'est écoutable nulle part donc ça sert à rien mais voilà quoi.
Vanessa Paradis - Station Quatre-Septembre
Parce que simple, douce, jolie.
Tom Odell - Another love
Découvert sur scène, un p'tit gars très talentueux et cette chanson est parfaite pour le vélib' à 2h du mat' sur les pavés de la Place Joffre.
London Grammar - Wasting my young years
Mon deuxième coup de cœur absolu ce mois-ci.
The Shins - Simple song
Parce que j'ai redécouvert cette chanson dans je ne sais plus quel film. La version acoustique est chouette aussi (refrain chanté différemment, plus bas).
Texas - Detroit city & If this isn't real
Parce que les voir sur scène c'était vraiment top, et que ces deux chanson sont mes préférées du nouvel album.
Dominique Dalcan - Sometimes
Parce que cette chanson m'a fait rallier le train Dalcan.
Patrick Bruel - Où es tu
Parce que tout ça.
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Sixto Rodriguez à La Cigale

Hier soir à La Cigale on a trouvé Sugar Man.
- Date : 05.06.2013
Comme beaucoup, c'est peu après avoir vu le documentaire Searching for Sugar man que j'ai pris mes places pour son concert. Il était encore tôt, c'était alors pour La Cigale. Avant de constater le rajout d'un Zénith puis d'une deuxième, qui cassait un peu le charme de cette petite date intimiste.
A l'annonce des annulations des premières dates européennes, nous étions beaucoup à croiser les doigts pour Paris. Qui fut finalement maintenu. Mais les deux premières dates ont eu de tels échos catastrophiques et désolants que j'en ai hésité à venir hier soir.
Pourtant je n'en attendais rien de spécial de ce concert : on parle de "légende" mais objectivement ça fait moins d'1 an que tout le monde connaît l'histoire de Sixto Rodriguez. Même s'il en a l'âge et le talent, il ne fait pas partie de ces icônes comme Bob Dylan, Patti Smith ou autres grands artistes qui ont marqué l'histoire et se produisent sur scène depuis des décennies. Là c'est quand même un mec qui a fait un album dans les années 70 mais n'en a commencé la promo et concerts à grande échelle que près de quarante ans plus tard ... et un âge avancé, dans une forme physique très relative. Alors était-ce bien raisonnable de monter pareille tournée vu ce contexte ? Et trois dates d'affilée à Paris ?

Mais toujours est-il que lorsqu'il monte sur scène à La Cigale et commence à chanter, la voix est là, l'artiste en plutôt bonne forme. On sent l'incrédulité de ceux qui ont vu les concerts précédents, mais bien vite toute comparaison est oubliée, l'appréhension générale s'envole et la salle toute entière profite de l'instant.
Il y a une bienveillance qui plane, un mélange de générations étonnant ... deux jeunes monteront d'ailleurs sur scène, dont un sosie de Rodriguez qui viendra se planter à ses côtés, offrant l'espace de quelques secondes un étonnant miroir transgénérationnel. L'artiste presque aveugle ne remarquera pas ce moment, mais serrera dans ses bras l'autre téméraire qui viendra le saluer sur scène en fin de concert.
Le set fut ponctué de nombreux bons moments : l'excellente I wonder, la reprise de Blue Suede Shoes étonnamment énergique, ce court passage en français C'est si bon et le refrain de Forget it avec ces Thanks for your time repris en chœur par la salle. Les plus proches de la scène s'éclatent, chantent, participent, et c'est beau à voir.
Alors bien sûr ce n'était pas parfait, c'était loin d'être rodé, le jeu de guitare de Rodriguez était approximatif et pas toujours juste, Sugar man ne fut pas la chanson la plus réussie mais il y avait une ambiance particulière, on avait l'impression d'assister à ce qu'on aurait pu voir à l'époque si on l'avait vu débuter dans de petites salles américaines.
A la sortie, on ne peut s'empêcher d'avoir une pensée désolée pour les déçus du Zénith parce que nous ce soir on a vraiment vu Sugar Man. Et c'était bien. Vraiment.
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A lire aussi
» Chronique de "Searching for Sugar man"
» Live report de La Cigale par Le Figaro
» Live report du Zénith #2 sur Le Blog de la Blonde
» www.sugarman.org
Patrick Bruel – Où es-tu ?
Parfois tu tombes par hasard sur des vidéos live où le texte de happe, même si tu n'écoutes pas forcément l'artiste d'ordinaire.
L'autre jour j'ai vu cette version acoustique de Où es-tu ? de Patrick Bruel :
Dépêche AFP, un coup de fil, tu dois partir
Vite, un sac photo, tes objectifs, de quoi écrire
Dans cette rue qui dort, je te sers fort, fais gaffe à toi
Je sais que tu n'as pas peur mais moi, j'ai un peu froidTon avion s'envole encore vers quelle guerre, vers quel combat
Une fois de plus les enfants demanderont pourquoi t'y vas
Une fois de plus je répondrai, que sans leur maman, personne ne saura
Et que pendant tout ce temps, seules tes images parleront de toiOù es-tu ? M’entends-tu ?
Dix jours que tu es partie et tes messages se font rares
À la radio, ils ont dit que les rebelles prennent le pouvoir
Ce matin, à l'école, les enfants ont entendu l'histoire
Moi, je crève de ne pas sentir ta peau quand vient le soirDevant la télé, je sais le prix de chaque image
Tellement peur de voir ton nom un jour en première page
Je t'entends courir sous une pluie de feu et d'enfer
Je t’envoie ce que je peux, tous nos sourires dans tes désertsOù es-tu ? M’entends-tu ?
Dépêche AFP, en pleine nuit, tu ne rentres pas
Une journaliste enlevée, toutes les télés ne parlent que de ça
Un peu partout ta photo avec écrit "on t’oublie pas"
Les enfants me regardent, ne disent rien, on t'attendraOù es-tu ? M’entends-tu ?
Tu m'as dit que certains soirs tu t'endors en pleurant
Que les fenêtres du monde se ferment sur toi en chuchotant
Je te dis qu'il faut tenir que tous ici suivent ton histoire
Je m'accroche à ces sourires qui passent sur moi dans les couloirs
Je te vois courir sur le tarmac demain peut être
Je t'entends venir je te serre déjà dans mes rêves
Cette chanson m'a fait penser à deux choses :
- ce livre dont j'avais parlé l'an dernier : "Carnets de reportages du XXIème siècle"
- et Roissy, ce duo poignant entre Florent Marchet et Jane Birkin.
J'aime beaucoup la façon dont le texte est construit et c'est d'autant plus inattendu que j'ai découvert que cette chanson était à l'origine en duo avec un chanteur bréisilien, Orlando Morais. Avec des paroles qui n'ont absolument rien à voir (niveau sens et niveau tout court), refrains mis à part...
J'ai ouvert les yeux, les étoiles étaient trempées de nuit sans promesses (...)
J'ai entendu des bruits de pas dans un monde étranger
C'est fascinant de voir comme une même mélodie peut conduire à deux chansons totalement différentes : l'une franchement inintéressante et une autre très touchante ...
Festival Beauregard les 5, 6 et 7 juillet : c’mon !
Cette année il y a un truc que je compte bien faire cet été : aller au Festival Beauregard.
Ça m'était un peu passé l'envie des festivals, notamment parce qu'il n'y avait pas vraiment de groupes qui y passaient que je n'aie déjà vu à Paris, et aucun qui ne me motivait vraiment à braver la foule.
Et bizarrement cette année on m'a parlé trois fois consécutivement de Beauregard. De façon très élogieuse. Évoquant le cadre exceptionnel, l'ambiance familiale, la prog' bien sûr et plein d'autres choses qui m'ont donné envie d'y aller. Donc voilà, let's go !

Christine and the Queens – Nuit 17 à 52

Walkin' Step-in' nous chuchote Christine en ouverture de ce nouvel EP et l'on plonge doucement dans un cocon pop-electro à la fois dansant et émouvant.
Anglais et français s'entrelacent au fil des chansons, on ne fait souvent même plus vraiment attention à la langue, se laissant porter par les rythmiques.
Impossible de ne pas avoir envie de bouger sur la groovante The Loving cup ou le superbe final de Wandering lovers où la voix de Christine redouble d'ampleur.
Cette même voix qui a quelque chose de particulièrement touchante sur la jolie Nuit 17 à 52 :
Moi dans une colère qui ne me ressemblait pas
Nuit 50, j'ai forcé le sang et la voix...
Et jolie surprise que cette reprise de Photos souvenirs de William Sheller où Christine fait du pont final la dynamique principale de la chanson: Trouville, Blonville, Deauville, Tourville, Tréport, Newport...
Un très bon EP, avec comme souvent dans ce format, un goût de trop court !
Christine and the Queens - Nuit 17 à 52
Track list
1. The loving cup
2. Nuit 17 à 52
3. Starshipper
4. Wandering lovers
5. Photos souvenirs
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A lire aussi :
» Nuit 17 à 52 (unplugged version)
» Osez Joséphine (reprise chez Oui Fm)
» Chronique de MacAbbey, son premier EP
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» www.christineandthequeens.com






