Tété (+ Eric John Kaiser + Yodelice) à l’EMB

Tété (+ Eric John Kaiser + Yodelice) à l’EMB

Tété (+ Eric John Kaiser + Yodelice) à l’EMB

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Eric John Kaiser (www.myspace.com/ericjohnkaiser)

La première chose que l’on remarque à son arrivée sur scène, c’est sa guitare aux nombreux autocollants. Si l’un d’eux arbore les couleurs du Québec, un autre proclame « Keep portland WEIRD ! » : de quoi brouiller les pistes sur les origines d’Eric John Kaiser. Mais celui-ci prend le temps de se présenter et le mystère est ainsi levé : un French Troubadour amoureux de Portland et installé là-bas depuis quelques années.

Entre ses chansons sur les trentenaires ou la difficulté à comprendre les filles sur des musiques folk/rock, Eric John s’attire assez rapidement la sympathie du public.
Tété viendra le rejoindre pour faire les chœurs sur French Troubadour, un titre qui sent le vécu des bars américains, et au refrain en anglais très réussi.

Il quittera la scène en immortalisant le public sannoisien, à l’aide d’une caméra, visiblement ravi de l’accueil reçu !

Yodelice (www.myspace.com/yodelice)

Le « Tree of life » est installé sur scène, servant à la fois de décor et de porte-guitares et Yodelice, coiffé d’un chapeau surmonté d’une plume et larme triangulaire dessinée au coin de l’œil, entre en scène, suivi de ses deux acolytes.

Comme certainement beaucoup, en attendant parler de Yodelice, quelques éléments biographiques me sont revenus (le passé de Maxim Nucci aux chansons quelque peu sirupeuses…) mais après écoute des titres disponibles sur Myspace, il est apparu clairement que c’était un projet totalement différent et j’étais donc assez curieuse de voir ce que ça donnait en live.

Sauf que je m’attendais à une folk tranquille dans la lignée du single… or là même si l’univers visuel dégagé tend en effet à rappeler cet univers, dès les premières notes d’Insanity, nous avons pu sentir se pointer un côté très rock. Un malaise dans la salle lui fera d’ailleurs interrompre le morceau pour s’assurer que tout va bien, avant de reprendre, pas décontenancé pour deux sous.

On découvre donc un Yodelice tantôt rockeur aux solos électriques, tantôt arpégien inspiré, mêlant rythmes funky aux accents folk et rock planant, avec une dextérité surprenante.

Les chansons folk endiablées comme The happy crowd, à l’entraînante intro d’harmonica, s’enchaînent à des moments plus graves comme la superbe reprise de Midnight Radio en guitare/voix, où la puissance vocale de Yodelice se fait particulièrement poignante, notamment sur les « lift up your hands » ad lib de fin.

L’ambiance est excellente: le public est attentif et réactif, Yodelice affiche un air émerveillé de jouer dans cette salle où la chaleur (au sens propre et figuré) monte de morceaux en morceaux…

C’est sur un beau final instrumental aux loops vocales planantes qu’ils nous quitteront, sous les applaudissement d’un public conquis.

Tété (www.myspace.com/tete75)

Et enfin Tété apparaît, à une heure avancée de la soirée, dans une température ambiante très élevée. Il joue dans le cadre de sa tournée « Labo solo », dont il nous explique le concept : faire tester au public ses nouvelles chansons avant de les enregistrer sur album.

C’est donc en guitare/voix qu’il va se produire ce soir. Et à peine le premier riff de guitare entamé, l’interaction avec le public est incroyable : certes il commence par jouer ses morceaux les plus connus, mais c’est tout de même assez bluffant de voir une salle comble chanter en chœur ses paroles au phrasé pourtant pas si facile à suivre ! Et évidemment Le meilleur des mondes, on atteint un pic d’enthousiasme et de chaleur impressionnant.

Entre les morceaux, Tété s’avère plutôt bavard et le dialogue avec le public s’installe de plus en plus, avec beaucoup d’humour de part et d’autre.

La partie « nouvelles chansons » ne coupe en rien le rythme du concert, car Tété fait participer le public, que ce soit pour battre le rythme ou fredonner une partie chœurs. Les thèmes abordés semblent dans une veine plutôt politique, et musicalement ça swingue toujours autant et le concert passe à toute allure.

Les premières notes d’A la faveur de l’automne font monter encore d’un cran la chaleur ambiante, et Tété laisse la salle chanter seule une bonne partie de la chanson avant de reprendre le micro.

Le concert s’achève sur un rappel avec entre autres Madeleine Bas-de-laine, et Tété repart sous une ovation avec sa guitare et son curieux sac en bandoulière qu’il n’a pas quitté de la soirée.

Une excellente soirée donc, avec une ambiance vraiment chouette: de quoi quitter la salle avec un large sourire aux lèvres, mais la surprise du déluge d’eau froide qui nous attendait dehors nous a rapidement rappelés à la réalité !

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