Zak Laughed et Edward Sharpe & The Magnetic Zeros au Nouveau Casino (Soirée Custom Inrockuptibles)

Zak Laughed et Edward Sharpe & The Magnetic Zeros au Nouveau Casino (Soirée Custom Inrockuptibles)

Zak Laughed et Edward Sharpe & The Magnetic Zeros au Nouveau Casino (Soirée Custom Inrockuptibles)

Un concert de rentrée idéal que cette soirée Custom où la folk de Zak côtoyait l’univers pop/rock hippie d’Edward Sharpe et sa bande.

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Zak Laughed (www.myspace.com/zaklaughed)

C’est seul que Zak a présenté ses chansons, s’accompagnant à la guitare électrique.

Imperturbable sur scène, on sentait que le jeune garçon était vraiment dans son élément. Il a alterné nostalgiques ballades et chansons plus énervées en glissant des passages étonnamment saturés comme sur December song ou Speaches of Birds.

Ceux qui connaissent l’album auront remarqué que Zak a réinterprété certains de ses titres en leur donnant une atmosphère et une impulsion différentes, ce qui laisse présager une évolution scénique des plus intéressantes.

Hospital Road et Bad cough l’ont fait délaisser sa guitare au profit du piano, petite parenthèse touchante permettant d’entrevoir une autre facette de son univers.

Il a terminé son set avec une chanson évoquant le rêve américain, la concluant par un bruyant mélange de sons saturés et de larsens qui m’ont quelque peu laissée perplexe mais ont en tout cas montré que Zak Laughed a plusieurs facettes et que sa musique ne se résume pas à de la « simple folk ».

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros (www.myspace.com/edwardsharpe)

Autant le dire d’emblée, le concert d’Edward Sharpe & The Magnetics hier soir fait partie de ceux où l’on s’éclate purement et simplement.

Lorsque les musiciens ont fait leur entrée, la salle s’était remplie au point d’en être bondée. Eux sur scène étaient 9, dans un agencement proche de l’entassement du fait de leurs nombreux instruments. Et là à peine installés, on a senti qu’il se passait quelque chose … quelques claps de mains, une descente d’Alex Ebert, le chanteur/leader, dans le public pour contempler ses acolytes qui commençaient à jouer, et c’était parti pour un moment complètement décalé où un souffle de bonne humeur énergique s’est propagée dans la salle à la vitesse de l’éclair.

Entres les trompettes, les guitares, le ukulélé, les tambours et percussions diverses, Alex qui faisait des allers/retours réguliers en fosse, le batteur déchaîné ou le pianiste aux mains endiablées, on ne savait plus vraiment où regarder et ce joyeux bazar visuel a nettement contribué à l’euphorie planante qui gagnait la salle. Cela a été particulièrement palpable aux premières notes de 40 day dream qui a été l’un des paroxysmes côté ambiance !

Lorsqu’Alex a tenté à un moment de faire taire la salle à grand renfort de Hey shut up, be quiet, l’on s’est attendu à une chanson plus douce mais que nenni ! Ils ont enchaîné sur Home, un superbe duo avec Jade, qui assure chœurs et percussions au sein du groupe. Celle-ci ayant une voix très particulière aux sonorités rétro, le mélange de leurs deux voix et la gestuelle scénique l’accompagnant donneront une intensité très forte à cette chanson.

Mais euphorie et bazar visuel ne doivent pas laisser penser que c’était brouillon musicalement bien au contraire ! Les voix des musiciens secondaient celle d’Alex dans une justesse irréprochable, l’ensemble était plutôt carré et on sentait une véritable interaction entre les membres du groupe.

Cela fait vraiment du bien de voir des groupes qui arrivent immédiatement à fédérer le public avec leur musique, et qui jouent avec un naturel aussi déconcertant qu’évident. On était vraiment à deux doigts d’oublier que nous étions à Paris dans une salle obscure et bondée !

Et ça aurait vraiment bien de se plonger totalement dans leur univers, mais c’était quelque peu difficile par moments en raison de la horde de photographes qui occupaient le premier plan. 1 ou 2 pourquoi pas. Voire 4 ou 5. Mais 14 ? Sérieusement ? Visiblement le Nouveau Casino semble devenu open côté appareils pros et les accréditations très accessoires … Mais ce fût le seul point noir au tableau !

En revanche après une telle claque, j’avoue avoir préféré ne pas rester écouter les Dub Pistols pour rester encore un peu dans cette ambiance si spéciale, donc point de live report pour le troisième groupe qui jouait à cette soirée Custom.

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