Jena Lee - Ma référence

Jena Lee – Ma référence

Jena Lee - Ma référence

Sisi, sérieusement.

Re-situons dans le contexte : à force de voir le clip de Je me perds tous les matins sur W9, j’ai fini par trouver la chanson pas mal. Oui oui. Alors quand j’ai croisé son attachée de presse je lui ai demandé le CD. Qui ne m’a pas hypra prise au sérieux sur le coup, mais il n’empêche que 6 mois plus tard, elle m’a envoyé le nouvel album fraîchement sorti. Sans Je me perds donc. Snif.

Il n’en reste pas moins que du coup j’ai tenté l’écoute, hein après tout pourquoi pas, sortons un peu d’univers.

Déjà rien que le packaging (sticker violet avec faux coulé de peinture, intitulé de l’album en typo brillante, univers rose/violet/noir …) est un plongeon lent dans un monde inhabituel …

Les premières notes font sourire, forcément, puisque sur quelques notes de piano mélancolique, Jena entonne, avec une voix à se pendre, les mots « j’ai tout ce dont rêve les filles de mon âge ».

En gros, l’album commence sur l’histoire d’une nana trop heureuse qui a visiblement envie de souffrir. Et finira sur celle qui assume moyen son passage de L’ombre à la lumière.

Entre les deux, on se balade dans un univers somme toute assez familier : Jena Lee semble fervente adepte de séries : ainsi dans US Boy, toutes les séries du moment sont citées et dans Je m’ennuie, c’est dans « le streaming des films en série » qu’elle « se noie ».

Jena Lee joue aussi la carte de la proximité avec « j’suis une meuf comme toi » (Mon délire) et ses pannes de réveil (Ne me réveille pas). Mais en même temps on y croit moyen parce que clamer « j’ai l’style pas d’style », au vu de sa coiffure savamment frangée et méchée, ses baskets design et son look général, à d’autres hein.

Quelques invités masculins sur l’album : Orelsan, parfait dans son rôle de méchant; un certain JLB, mais là ma culture teenage sèche pour situer de qui il s’agit … et enfin le groupe Eskemo, tout de mèches et de grattes emo, pour le duo Éternise-moi, sur le thème de Twilight (et au cas où l’écoute de la chanson n’aurait pas suffit à nous faire faire le lien, le clip est limpide).

Musicalement c’est assez varié tout de même, entre grosses prods de Bustafunk, on trouve un mélange pas mal de piano mélancolique (Mon ange, J’oublie, Le temps), de riff de guitares acoustiques (Ma référence), et des chœurs étonnants pour ce style sur Âme sœur.

Donc en soit en restant objectif, ce n’est pas une écoute désagréable, et l’on comprend sans mal son succès auprès des ados filles en semi-rebellion.

Sur ce, je vous laisse, j’ai le DVD de 26 minutes d’interview et de clips regarder.

😉

NDLR : Pour la première citation, « j’ai tout ce dont rêve les filles de mon âge », personnellement je l’aurais écrit avec « rêvent », mais c’est imprimé tel quel sur le livret. Ahem.

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