Hanson au Bataclan

Exercice de style: faire un live report en toute objectivité d’un groupe que je connais par cœur et qui reste « mon préféré » depuis bientôt 15 ans …

J’ai triché un peu, en empruntant les yeux de mes fidèles camarades de concert traîné à l’insu de leur plein gré dans la fosse, pour croiser leur avis avec le mien (part émotionnelle soustraite). D’ailleurs merci à eux d’avoir bien voulu venir voir ce truc « à part » 😉

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Presque 6 ans qu’ils n’avaient pas joué à Paris et le moins que l’on puisse dire c’est que leur passage au Bataclan avait des allures de retrouvailles (très) enthousiastes avec leur public français.

  • Date : 22.11.11

Attention exercice de style : faire un live report d’un groupe qu’on connaît par cœur comme si c’était la première fois qu’on le voyait sur scène et en toute objectivité.

Au fil du remplissage de la salle, l’on se rend compte aux bribes des conversations que si 90% du public est composé de gens suivant le groupe depuis presque 15 ans, il y a également de nombreux nostalgiques venant sur foi de leurs souvenirs adolescents, ainsi qu’une petite minorité de curieux étonnés de voir autant de monde rassemblé.

L’ambiance est fébrile, et lorsque les trois membres du groupe arrivent sur scène, le concert commence sur les chapeaux de roues côté implication du public : dès les premiers refrains la participation est massive et l’on s’apercevra bien vite qu’en fait les 3/4 chantent sans discontinuer.

Sur scène, pas de musiciens additionnels, les Hanson sont seuls et il y a une alchimie évidente qui se dégage de leur façon de jouer ensemble. Ils chantent à trois voix la plupart du temps et c’était déjà assez impressionnant de voir le batteur aussi à l’aise au micro en seconde voix, mais lorsqu’il se met à chanter lead sur Wish That I was there c’est carrément bluffant.

Au milieu du concert, une partie acoustique permettra de mieux apprécier les harmonies de leurs voix, et c’est décidément un point sur lequel ils sont très bons. Chose étonnante: ils feront chacun un titre solo, ce qui est peu courant : rares sont les batteurs qui s’avancent seuls pour un guitare/voix ! C’est pourtant ce que fît Zac Hanson pour Go. Isaac Hanson, guitariste, s’est ensuite avancé au piano, après avoir fait choisir au public la chanson qu’il allait jouer. Une ballade au texte un peu cheesy, More than anything, mais qui a permis de mettre en valeur la puissance de sa voix. Taylor Hanson, quant à lui, est resté au piano pour une reprise groovy de Love Me.

Côté public, c’est assez incroyable de voir à quel point la plupart des gens connaissent minutieusement les chansons, réagissant au quart de tour sur à peu près tout, sachant exactement où et comment participer. On a ainsi assisté à un très bel ensemble de chœurs sur This time Around et Been there Before, des claps millimétrés sur l’excellente Crazy Beautiful toute en montée puissante avant une fin endiablée … Mais les réactions semblaient aussi parfois complètement dingues et par conséquent plutôt difficiles à comprendre.

Lorsqu’on ne connaît pas les chansons, il est facile de reconnaître celles du premier album: le degré de décibels monte de quelques crans aux premières notes, comme notamment lorsque Isaac Hanson lancera A minute without you. C’est d’ailleurs le gros bémol du concert : le son est extrêmement fort, voire bizarrement réglé, ce qui mixé au bourdonnement incessant de cris divers est vraiment insupportable sans bouchons d’oreilles, et limite l’ampleur que certaines chansons auraient pu avoir.

Let your body loose control chantent-ils dans Give a little et c’est ce qui s’est passé en cette fin de concert : l’ambiance était déjà survoltée mais ils ont réussi à la faire monter encore sur la fin : Mmmm bop enflammera littéralement la fosse, forcément, et If Only sera l’occasion de faire bondir tout le monde d’un même élan sur les refrains. Et ce n’est pas le rappel qui fera redescendre l’excitation du public car Lost without each other et In the city la feront durer jusqu’au bout.

En sortant du concert, on a clairement le sentiment d’avoir vu un truc totalement à part. Il est évident que si les Hanson peuvent continuer à faire des concerts en Europe, c’est sur foi de leurs anciens titres (la setlist en est la preuve: les 3/4 des chansons sont extraites des trois premiers albums), et qu’ils s’adressent à la fanbase qui les suit depuis leurs débuts. Les nostalgiques seront également ravis de réentendre nombre de titres qu’ils connaissaient, mais c’est moins accessible à ceux qui venaient « en découverte » : sans avoir l’historique de certains titres, bien souvent on se demande pourquoi tel titre provoque autant d’enthousiasme démesuré. On a l’impression d’un cercle assez fermé finalement, mais en même temps … leurs fans ont l’air de tellement s’éclater qu’on peut avoir envie de se prendre au jeu et l’on retiendra la capacité certaine du groupe à enflammer une salle en un rien de temps.

» www.hanson.net

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