Rose – Et puis juin

La chronique la plus sincère que je puisse faire au sujet de cet album, ou du moins sur mon ressenti à l’écoute de celui-ci, sera celle effectuée à mots couverts il y a quelques mois, à chaud après la première écoute.

Quand on suit une artiste d’aussi près depuis maintenant plus de 6 ans, on l’écoute forcément avec plus d’attente, une pointe d’appréhension et moins d’objectivité qu’on n’en aurait pour d’autres… et il s’avère que cet album fut une bien belle surprise, comme évoqué ici.

Mais toujours est-il qu’au delà de l’émotion particulière procurée par tout ce bagage subjectif, objectivement il est très très bien cet album :

CHRONIQUE

Après Rose, où Rose se libérait d’une rupture douloureuse, après Les souvenirs sous ma frange, où se mêlaient souvenirs et nouvelle rupture, voici Et puis juin, où elle apparaît sous un jour plus lumineux.

On la retrouve plus apaisée (Les pieds dans l’bonheur), amoureuse (J’aime (pas), Mon homme); ayant définitivement tourné la page sur les précédents chapitres (Mais ça va, C’est donc rien); maman (Et puis juin, On dit); et malgré tout cela, toujours un peu tourmentée (Je me manque, Comme si c’était demain).

Des thèmes qui de nouveau feront certainement écho auprès de beaucoup, et que la plume de Rose met joliment en forme : c’est un régal que de suivre ses jeux de mots, les expressions et formulations originales dont elle a le secret (Chialer tous les jours, juste pour le principe / Télé allumée, un vrai travail d’équipeMais ça va, Je me mords les rêves et me tords les enviesAux éclats je ris), ou encore des exercices de style (l’excellente liste des stations de métro de Jamais Paris ne me laisse)…

Musicalement, il y a un indéfinissable changement : dès le premier refrain, qui vient contraster d’une mélodie gaie la plutôt sombre Aux éclats je ris, sa voix apparaît plus claire, plus haute, l’interprétation à fleur de peau. De nouvelles choses – du moins, qu’on n’avait pas encore rencontré dans sa musique jusqu’ici – apparaissent au fil de l’album : des choeurs très marqués sur J’aime (pas) qui donnent à cette chanson un aura particulièrement touchant, quelques arrangements avec des sonorités electro : le très beau solo de Comme si c’était demain et puis la mélodie très présente qui accompagne Jamais Paris ne me laisse, et c’est un beau pari (réussi) que d’avoir habillé ainsi la chanson qui nous avait tant marquée sur les derniers concerts de la précédente tournée.

Ainsi, le troisième chapitre qui s’ouvre ici a le parfum des vraies retrouvailles, avec ce je ne-ne-sais-quoi de changé qui les rend encore plus belles. Et même si à la réécoute, on en saute quand même une ou deux, Et puis juin rejoint la pile des très bons albums de chevet. De ceux qu’on écoutera régulièrement. Longtemps.

Rose – Et puis juin
Track list
1. Aux éclats je ris
2. Mais ça va
3. J’aime (pas)
4. Et puis juin
5. C’est donc rien
6. Je me manque
7. Les pieds dans l’bonheur
8. On dit
9. Jamais Paris ne me laisse
10. Mon homme
11. Comme si c’était demain


» Backstage : sur le tournage du clip de Rose
» www.ciaobella.fr
» www.rose-lesite.fr

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