Christine and the Queens – Nuit 17 à 52

Décidément plus l’univers de Christine and the Queens se précise, plus il devient intéressant !

La quadruple performance d’actrice de « Christine » est complètement fascinante …

Décrire le clip ne serait que pauvres paraphrases par rapport au joli texte qui accompagne celui-ci (suffisamment rare pour être souligné), alors je le laisse parler de lui-même :

Unité de lieu pour grand désordre intérieur.
Christine and the Queens, seule à plusieurs…

La chanson Nuit 17 à 52 est arrivée un soir, comme de nulle part, pour raconter les nuits marquantes d’un amour perdu, nuits tendres ou nuits terribles. Avec de faux airs de classique.
Mais avec Christine, les classiques ont toujours quelque chose d’étrange.

Comme cette chambre d’hôtel parisien, presque surannée, et ces personnages qu’on aurait déjà croisés dans un vieux film : L’élégante, la jeune fille, le jeune homme, le groom.

Mais voilà, Christine est partout, et joue tous les rôles ; début du vertige.

On pense aux portraits de Cindy Sherman. A chaque fois grimée, différente et pourtant là, de photographie en photographie.

Prêter son corps à tant de personnages, et avec un tel abandon, qu’est-ce que cela signifie ?

Où est Christine ?
Qui désire-t-elle ?
Est-ce un refus de choisir entre toutes les identités possibles,
Ou est-ce une malédiction ?

Ce qui importe n’est pas tant la découverte des amants, la dispute, le chagrin puis les étreintes, mais ce visage commun, à la fois ludique et terrifiant, qu’on ne lâche jamais, qu’on regarde se métamorphoser.

Puis de nouveau la chambre, vide et calme.

Que s’est-il vraiment passé ?
Comme avec un amour perdu, il nous reste une sensation d’ivresse, une certaine tristesse.

Et si j’avais tout rêvé ?

– Christine and the Queens


» Lire la chronique de l’EP « Nuit 17 à 52 »
» www.christineandthequeens.com

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