FAUVE ≠ au Bataclan

Hier soir, j’ai vu un Bataclan plein à craquer.
Une foule compacte qui dans un même élan se soulevait littéralement sur la plupart des morceaux.
Chantait à plein poumons.
Était scotchée aux lèvres du groupe.
Prenait son pied tout du long sans reprendre haleine.
Un truc beau à voir, assez dingue à vivre.
C’était le 5ème Bataclan d’affilée de Fauve ≠. Il leur en reste 15 à faire d’ici le mois de mai. QUINZE.

Ce matin, comme un peu partout et tout le temps depuis des mois à leur sujet, je lis des gens qui cherchent à COMPRENDRE. Et encore je ne relève pas les commentaires dédaigneux, ou pires, qui fleurissent allègrement.

Depuis quand faut-il comprendre ? Qu’est-ce qu’on pourrait bien répondre ?
Pour une fois qu’on est en présence d’un groupe avec un parcours différent, bricolé, et qui marche, remplissant des salles à tours de bras, ce qu’on souhaite à tous les artistes qu’on soutient/aime/écoute, on peut pas être simplement contents pour eux, même sans aimer leur musique, juste pour la putain de belle histoire ?

En tout cas hier soir c’était fou.

Du fond c’était beau, les projections derrière le groupe, la mise en scène, la foule qui participe, les bras qui se lèvent, les gens qui sautent. C’était un bel ensemble.

Des premiers rangs c’était vraiment bien. Au cœur du truc on voit les choses différemment. Une énergie plus forte, une interaction palpable entre le groupe et les gens. Et la gaîté qui se dégage de tout ça. Le propos est loin d’être gai mais le concert si, étonnamment. Ça danse, ça chante, ça sourit. Sur la musique on va on vient, on s’éloigne et on revient.

Le débit du chanteur/parleur est tel qu’il hypnotise, la salle l’accompagne de ses chœurs sur ses allers/retours incessants, la tête haute, un poing sur la table et l’autre en l’air (Loterie), l’attention est complète. Il y a tous les âges mais l’élan général est le même, des Vieux frères à l’unisson pour aller gagner la belle.

Les versions live des (déjà) anciennes chansons sont retravaillées pour encourager la participation et ça fonctionne très bien sur le final de Nuits Fauves extrêmement prenant, avec une section rythmique renforcée sur un Kané dingue, jusqu’à ce final très attendu où toute la salle reprendra fiévreusement : tu m’entends le blizzard, va te faire enc*ler !

Le set a pris vraiment forme, beaucoup d’ampleur. Un mélange kiffant et défoulatoire.
Qu’on ne cherchera pas à expliquer.
Qui se suffit à lui-même.


» www.fauvecorp.com
» Fauve, interview par Tsugi

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