Quelques soirs aux Trois Baudets

Avec leur réouverture, Les Trois Baudets lancent un nouveau concept de soirées multi-artistes. Les Soirées Trois Baudets font jouer 3 artistes, plutôt francophones : le premier, débutant, joue 15 minutes; le second, en développement, joue 30 minutes et le dernier, plus confirmé, joue 1 heure.

C’est l’occasion donc de venir y faire des découvertes, surtout qu’un pass à l’année permet d’accéder à l’ensemble de ces soirées (et au bout de 2 soirées ils est rentabilisé).

Nous y sommes donc passés deux fois cette semaine, et y avons vu :

Alma Forrer

Une voix chavirante, des textes très joliment écrits sur des mélodies construites à l’anglaise … ce n’est pas très gai, c’est à fleur de peau, et pour ma part j’ai été complètement captivée … un vrai coup de cœur.

Alma a chanté quatre titres à elle, dont la magnifique Bobby, ainsi qu’une reprise de La mer est immense de Graeme Allwright.

DeWitt

Bien qu’ayant souvent croisé (Clément) DeWitt, je n’avais encore jamais eu l’occasion de le voir jouer. Et malgré toute la sympathie que j’ai pour lui, je dois avouer que ses chansons ne m’ont pas vraiment parlé plus que ça. Mais deux d’entre elles se détachaient : L’inconnue de la ligne 3 et surtout la très très cool J’te suggère, dont le refrain reste indéniablement en tête !

Ryan Keen

Exception à la règle de la francophonie suite à un mic mac de salle, puisque Ryan Keen est anglais.

En le découvrant, impossible de ne pas penser à Ben Howard tant les similitudes sont frappantes : un jeu de guitare fascinant, un look décontracté (et le t-shirt de Ryan confirmera l’impression qu’il est surfer également, et également endorsé par Quicksilver Music)… mais la ressemblance s’arrête là, car la musique de ryan Keen est moins habitée et sa voix & mélodies sont plus lisses (à mon sens).

On passe un bon moment à l’écouter et à le regarder jouer tant sa façon d’utiliser sa guitare est impressionnante mais sans pour ma part de vrai coup de cœur. Et puis il faut dire que son public français semble déjà en mode teenage-groupie, ce qui rebute quelque peu ;)).

Julie B. Bonnie

D’avance pardon à ceux qui aiment ce groupe s’ils passent par ici, mais typiquement c’est le moment où j’aurais quitté la salle si je n’en avais profité pour m’endormir (beaucoup trop confortables les fauteuils des Trois Baudets !). Avant d’être réveillée par un strident « Would you play dominos with me ? » martelé, me forçant à suivre les derniers morceaux … dur.

Bensé

En pleine tournée avec Jil Is Lucky, Bensé reprend le micro lead le temps d’une soirée … On l’avait déjà vu présenter ses (très nombreuses) nouvelles chansons lors de trois concerts à La Loge il y a quelques mois, et c’est donc un plaisir de le retrouver en connaissant un peu mieux les titres, même s’il en glissera encore de nouvelles (!!) dans le set.

Alternant piano et guitare, avec parfois un soupçon d’harmonica, Bensé nous plonge dans l’univers de son deuxième album en préparation. Aucune chanson d’antan ne sera jouée, tout est neuf, et quelques titres commencent à être bien rodés aux oreilles des habitués, comme par exemple Portrait Chinois qui remportera un franc succès ou l’émouvante Paperheart qu’il jouait sur la fin de sa tournée précédente.

Les choses devraient se préciser à l’automne, avec la parution d’un EP, donc d’ici là espérons qu’il continuera à faire quelques chouettes dates-parenthèses comme celle-ci 😉

Anouk Aïata

Première date d’une série de concerts aux Trois Baudets, et qui plus est pour celle-ci quelques jours avant la sortie de son premier album.

Entourée de trois musiciens, Anouk Aïata prend d’emblée possession de la scène, la parcourant allègrement en claquant des talons. Ses chansons, dont j’avoue avoir découvert la plupart sur place, sont plutôt enjouées, avec des sonorités souvent espagnoles, tirant sur le manouche. Le set est plein de bonne humeur : certains titres étant carrément dansants (Le lendemain, Quoiqu’il m’en coûte); mais pas dénué d’émotion (Ce n’est pas une larme, Chercheuse d’or).

Selon les chansons, les musiciens changent de place, offrant ainsi différents tableaux ce qui est une jolie idée de mise en scène. Entre deux titres, Anouk Aïata prendra souvent la paroles, avec simplicité et de façon souvent fort drôle et la différence entre sa voix parlée et chantée est saisissante : impossible de se douter en l’écoutant parler doucement qu’en chantant elle puisse prendre cette sonorité si envoutante et particulière …

Le concert passe à toute allure, et à la fin de celui-ci on se surprend à jeter un œil sur la liste des prochaines dates pour voir s’il n’y a pas moyen de revenir passer un aussi bon moment !

» www.lestroisbaudets.com

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