Une leçon de cinéma avec Catherine Frot

Une leçon de cinéma avec Catherine Frot

Une leçon de cinéma avec Catherine Frot

Lorsqu’on a une DVD-thèque qui est à 80% composée de films ayant Catherine Frot au casting, même si votre agenda a déjà un dilemme de concerts ce soir-là, si le Gaumont Parnasse se lance dans une série de « Leçons de cinéma » avec comme première invitée l’actrice précédemment mentionnée, vous y allez sans trop tergiverser.

Et vous faites bien car il s’est avéré que cette « leçon de cinéma » comportait tout ce qu’il est agréable d’entendre lorsqu’on suit (et aime) le travail de quelqu’un : en l’occurrence, un retour sur la carrière de Catherine Frot, en évoquant ses films les plus marquants, ses souvenirs des débuts, les rencontres marquantes ayant aiguillé ses choix …

François Bégaudeau qui animait la rencontre avait de très bonnes questions et beaucoup d’humour, ce qui rendait la discussion vraiment intéressante. Et celle-ci l’est devenue encore plus lorsque des extraits de films ont été diffusés.

Difficile de revenir sur 25 ans de carrière en deux heures, donc certains films sont passés à la trappe, mais les extraits diffusés ont permis de bien revenir sur les principaux grands traits des personnages que Catherine Frot a interprété, que ce soit dans un registre proche du comique ou plus dramatique.

Ainsi, au sujet de la moustache de chocolat dans Les sœurs fâchées, on apprendra que l’idée est d’elle car « j’aime bien appuyer sur le champignon, que la farce soit vraiment la farce », ou encore que dans Le vilain, elle n’était pas toujours en accord avec les gestes que lui demandait de faire Albert Dupontel; que parfois ce qui apparaît dans une scène comme un petit plus très bien vu – le caillou dans la chaussure dans l’une des scènes de dispute mère/fille de La dilettante – n’était pas prévu à la base : « C’est parti d’un vrai caillou, il faut savoir saisir les ingrédients du hasard » ou que parfois le montage final peut décevoir, comme sur Imogène McCathery : « au cinéma, il y a une part qui vous échappe : la façon dont on vous filme et le visage que l’on vous fait ».

Le dernier extrait était une scène particulièrement réaliste de L’empreinte de l’ange, au sujet duquel Catherine Frot dira avoir été épuise en fin de tournage tellement l’intériorité demandée pour interpréter ce personnage était dure. Un film que pour ma part je n’ai pas encore réussi à revoir tellement il était emprunt de tension, justement.

C’est rare d’avoir l’occasion d’échanger avec une artiste sur son travail et de pouvoir « chipoter », comme elle l’a souligné, amusée, sur certaines scènes et franchement c’est vraiment agréable, même si là en l’occurrence c’était de manière indirecte via François Brégaudeau.

Rencontre fort intéressante donc et qui m’a donné envie de (re)revoir plusieurs des films cités.

« Une leçon de cinéma avec » continue le 19 octobre prochain avec Marina Foïs, et ne tardez pas à prendre des places si cela vous intéresse car c’était vite complet pour celle-ci.

» www.myspace.com/frot_catherine

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